FRANCE - SPORTS

VIDEO | «Des équipes mixtes en football»: le sport prôné par Ségolène Royal

Invitée par le site d’actualités de Yahoo!, l’ancienne ministre française de l’Environnement a plaidé pour plus de féminité dans le sport. À l’excès même…

Bien moins visible que par le passé, Ségolène Royal reste pourtant un bon client pour les journalistes français. La preuve avec sa dernière sortie sur l’égalité homme-femme dans le sport.

Rebondissant sur le succès de la Coupe du monde de football féminin en France, l’ancien ministre s’est dit «particulièrement heureuse» du changement de mentalité auquel on assiste.

«Ça m’inspire qu’en quelques semaines, ces athlètes ont fait plus pour la cause des femmes que des mois et des années de discours et de combat, sourit la socialiste. Et la projection des petites filles dans ces athlètes fortes, efficaces, joueuses et féminines – elles gardent les cheveux longs, elles sont maquillées – est extraordinaire.»

Pointant une différence de traitement entre les hommes et les femmes – «On ne voit pas les sportives aux Jeux olympiques, on ne les voyait pas sur les grands matches et Roland-Garros, c’est un scandale!» - Ségolène Royal, certaine du pouvoir d’attraction du sport féminin, estime ainsi qu’il est désormais temps que «toutes les fédérations sportives se remettent en cause». Son idée? Gommer les différences liées au sexe en faisant jouer cinq sets aux femmes par exemple. Ou encore faire un tirage au sort pour que la finale des hommes ne se joue pas toujours après celle des femmes.

«Il faudrait analyser et remettre en cause les discriminations, inconscientes ou parfaitement conscientes, sous prétexte que le sport féminin est un sous-sport, en gros», résume l’ancienne compagne de François Hollande.

Enfin, Ségolène Royal ponctue son plaidoyer par une dernière suggestion: «Pourquoi pas des équipes mixtes dans le football?» Ce qui permettrait de transformer un sport de mecs jugé trop rugueux par une discipline beaucoup plus correcte, à l’image de l’engagement des femmes sur le terrain, estime encore la politicienne.