FOOTBALL

Jordi Mestre quitte la vice-présidence du secteur sportif du Barça

Jordi Mestre quitte la vice-présidence du secteur sportif du Barça

AFP

Remue-ménage à Barcelone en plein mercato d’été: Jordi Mestre, vice-président du Barça en charge du secteur sportif, a démissionné mercredi de ses fonctions, fragilisant jeudi le controversé manager sportif du club catalan, Pep Segura, accusé de dévoyer la sacro-sainte identité de jeu barcelonaise.

Dans un court communiqué publié tard mercredi soir, le Barça a officialisé le départ de Mestre (56 ans), qui occupait ce poste de vice-président depuis l’accession à la présidence de Josep Maria Bartomeu en janvier 2014.

Le club n’a pas précisé les raisons de cette démission mais selon les quotidiens barcelonais Sport et Mundo Deportivo, Jordi Mestre «vivait très mal» les critiques formulées, au sein même de la direction, au sujet de la politique sportive.

Mestre aurait dû prendre la parole vendredi à la conférence de presse de présentation de la recrue néerlandaise Frenkie de Jong au Camp Nou (19h45). Selon Mundo Deportivo, c’est Bartomeu lui-même qui pourrait assurer ce rôle face aux journalistes.

Le départ du principal soutien de Pep Segura a par ricochet fragilisé ce dernier, qui chapeaute depuis 2017 la politique de recrutement du Barça au-dessus du directeur sportif, le Français Éric Abidal, et de son adjoint Ramon Planes.

Segura, ancien entraîneur dans les catégories de jeunes du Barça puis dans celles de Liverpool, est présenté dans la presse comme le partisan d’un recrutement plus pragmatique, délaissant les jeunes joueurs du centre de formation blaugrana, la fameuse «Masia», au profit d’opportunités de marché comme les Brésiliens Paulinho ou Malcom.

Au tournant des années 2010, le Barça avait pourtant bâti son âge d’or sur les joueurs issus de la «Masia», comme Lionel Messi, Xavi, Andrés Iniesta ou Gerard Piqué, avec un jeu de passes léché ébauché par l’icône Johan Cruyff et perfectionné par l’entraîneur Pep Guardiola (2008-2012).

Ces soubresauts internes interviennent alors que le Barça est engagé dans un mercato d’été crucial.

Après une saison mitigée, achevée sur un titre de champion d’Espagne mais sur une humiliation en Ligue des champions (élimination par Liverpool malgré une victoire 3-0 en demi-finales aller), le club catalan doit en principe lever la clause libératoire du Français Antoine Griezmann (Atlético Madrid, 120 millions d’euros). Et le Barça envisage aussi, selon la presse, une offensive pour faire revenir la superstar brésilienne Neymar (Paris SG), qui avait quitté le club avec fracas en 2017 en échange de la somme record de 222 millions d’euros..