FESTIVALS DE L’ÉTÉ

Drogues: tolérance zéro aux Ardentes

Drogues: tolérance zéro aux Ardentes

Jérôme Heymans

Le parquet de Liège a annoncé son intention de serrer la vis, en cette fin de semaine, aux Ardentes. La consommation de CBD, l’herbe légale, est elle aussi encadrée.

Contrôles renforcés et tolérance zéro concernant le cannabis, les différentes drogues et le CBD lors des festivals sont les lignes directrices, a indiqué mercredi, à l’approche des Ardentes, le parquet de Liège lors d’une conférence de presse.

Vu la position géographique de Liège, les différentes manifestations organisées favorisent la consommation de cannabis. Depuis peu, la région a également vu fleurir sur son territoire différents magasins de CBD, cannabis dont le taux est inférieur à 0,2% de THC. «Depuis 2017, nous n’avons plus de flou juridique: la loi est claire et nous appliquons une tolérance zéro. Toute détention est sanctionnée», a noté Catherine Collignon, porte-parole du parquet. La règle veut que toute personne interceptée avec des stupéfiants se les voie confisquer en plus d’une amende allant de 25 à 300 euros.

S’il n’est pas prévu d’arrestation judiciaire, les arrestations administratives ne sont pas exclues, l’objectif étant de dissuader au maximum la consommation de stupéfiants sur le festival. «Par contre, si la police trouve de l’héroïne, il y aura bien privation de liberté», a spécifié Damien Leboutte, procureur de division au parquet de Liège.

Quid du CBD?

Se pose en revanche la problématique du CBD. «En apparence, on dirait de la marijuana. On ne sait pas faire la différence au visuel. Tout sachet scellé du magasin de trois grammes maximum sera dès lors autorisé. A contrario, si le sachet est ouvert et qu’il est supérieur à trois grammes, il sera confisqué», a scrupuleusement expliqué le procureur de division. Ces saisies feront l’objet d’analyses par l’Université de Liège. S’il s’agit bien de CBD, il sera restitué à son propriétaire. «En cas de marijuana, la personne serait amenée à payer les frais judiciaires, en ce compris l’analyse qui coûte déjà 240 euros, ainsi qu’une amende. Il risquerait en outre jusqu’à trois mois de prison», a spécifié Catherine Collignon.

L’an dernier, 173 dossiers de transactions payées ont été répertoriés et 31 personnes n’ayant pas payé leur amende ont été citées devant le tribunal correctionnel. «En plus des 570 grammes de cannabis, un gramme de cocaïne et quatre billes d’ecstasy», ont conclu les magistrats.