CLIMAT

Sommet wallon des jeunes pour le climat annulé: Adélaïde Charlier répond aux critiques

Sommet wallon des jeunes pour le climat annulé: Adélaïde Charlier répond aux critiques

Adelaide Charlier, la porte-parole francophone de «Youth for Climate», souhaite nuancer les raisons de l’absence de jeunes au sommet wallon pour le climat. Reporters

Pour la porte-parole namuroise de «Youth for Climate», si le sommet wallon des jeunes pour le climat a été annulé, c’est notamment parce que les autorités n’ont jamais répondu aux suggestions faites par le collectif.

Imaginé par le ministre Jean-Luc Crucke afin de «trouver des mesures pertinentes et concrètes» au défi climatique, le sommet wallon réunissant jeunes et scientifiques n’aura finalement jamais lieu.

D’après l’Agence wallonne de l’air et du climat, cette annulation s’explique par le manque d’intérêt des jeunes. «Trois étudiants ont fait part leur envie de participer à ce séminaire», résume ainsi Stéphane Cools, le président de l’AWAC.

Reste que du côté des jeunes, le discours est assez différent. Selon Adélaïde Charlier, un des visages de «Youth for Climate», l’Agence wallonne de l’air et du climat ne dit pas toute la vérité.

«On donne l’impression que les jeunes ne sont plus motivés pour la question climatique mais il n’en est rien», assure la jeune Namuroise. Ce qui a cloché alors? L’organisation de l’événement.

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«Après consultation avec les co-organisateurs de «Youth for climate», j’ai répondu par mail le 30 mai à l’invitation du cabinet Crucke en faisant une série de suggestions, explique Adélaïde Charlier. En effet, si un sommet des jeunes pour le climat est une bonne idée, nous proposions de l’inscrire en cohérence et dans la poursuite de ce qui a déjà été fait et initié par les jeunes plutôt que de repartir d’une page blanche.»

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Rappelant que «Youth for Climate» a travaillé avec une centaine d’experts qui ont fait 27 recommandations concrètes et mis en place une plate-forme citoyenne qui a récolté 1744 idées de citoyen structurées en 15 recommandations, Adélaïde Charlier et les autres jeunes suggéraient donc «que le travail à venir se base sur ce qui a déjà été fait plutôt que de repartir de zéro!» Et d’ajouter: «Pour assurer la continuité de ce travail entamé, les jeunes pour le climat proposaient également d’associer un ou plusieurs experts ayant participé au rapport «Youth for Climate», comme Jean-Pascal van Ypersele notamment.»

Toujours selon Adélaïde Charlier, ces suggestions, qui visaient aussi à donner une place pour chaque parti élu et réduire la durée de l’événement pour assurer une plus grande participation des jeunes, auraient tendu vers un même objectif: «Rendre ce sommet plus efficace».

«Mais nous n’avons cependant jamais reçu de réponses à ces suggestions et l’invitation a été enlevée du site SPW», ajoute l’étudiante namuroise. Avant de conclure: «Donc, non, nous ne pouvons pas laisser dire que les jeunes n’ont pas voulu prendre part à ce sommet. Et oui, nous restons motivés par la cause climatique.»