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Des huissiers envoyés chez EDF Luminus à Seraing ainsi que sur le chantier de l’île Monsin

Des huissiers envoyés chez EDF Luminus à Seraing ainsi que sur le chantier de l’île Monsin

BELGA

Des huissiers ont été envoyés mercredi sur le site de la centrale turbine gaz-vapeur (TGV) d’EDF Luminus à Seraing afin de constater le piquet bloquant en place depuis le début de la semaine après le licenciement «abusif» d’un de ses travailleurs, a-t-on appris auprès de la CGSP Gazelco.

Des huissiers se sont également rendus en milieu d’après-midi sur le chantier de rénovation du Pont Barrage de l’île Monsin où le personnel d’EDF Luminus s’est également mis en grève par solidarité.

Sur chacun des sites, les huissiers n’ont constaté aucune irrégularité. «Les grilles étaient ouvertes à Seraing mais 97% du personnel s’était déclaré en grève. Quant au chantier de l’île Monsin, les sous-traitants peuvent accéder au site à la seule condition que la supervision soit opérée par le maître d’œuvre à savoir EDF Luminus. Or le personnel est en grève là aussi», explique la CGSP secteur.

L’action spontanée, entamée lundi fait suite au licenciement «abusif» d’un travailleur, «sous prétexte qu’il traînait des casseroles alors qu’il n’a reçu que quelques avertissements durant ses 14 années de carrière», déplorait lundi la CGSP. Le syndicat constate en outre qu’aucune concertation préalable n’a été menée avant ce licenciement mais surtout que la gradation des sanctions n’a pas été respectée.

Une concertation s’est pourtant déroulée mardi mais a abouti à un échec, la délégation patronale estimant que la décision prise était définitive. La fin de la discussion a d’ailleurs nécessité l’intervention de la police.

Au terme de la réunion, une assemblée générale a décidé d’interdire l’accès au site à l’équipe de nuit bloquant au passage la délégation patronale restée à l’intérieur, «mais il n’y avait aucune volonté de séquestration dans notre chef», insiste le syndicat socialiste.

Les discussions sont au point mort et les actions se poursuivront d’ici la fin de la semaine, assurent les représentants du personnel. Le site de la centrale TGV occupe quelque 100 travailleurs.