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Le meurtrier de Julie Van Espen condamné à 5 ans pour le viol de son ex-compagne

Le meurtrier de Julie Van Espen condamné à 5 ans pour le viol de son ex-compagne

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La cour d’appel d’Anvers a condamné mercredi Steve Bakelmans, meurtrier présumé de la jeune Julie Van Espen, à 5 ans de prison.

Il a également été condamné à 10 ans de mise à disposition du tribunal de l’application des peines pour le viol de son ex-compagne.

L’homme écope donc d’une condamnation plus sévère qu’en première instance. Il avait alors été condamné à quatre ans de prison. La cour a également prononcé son arrestation immédiate.

La victime avait prévenu la police le 31 octobre 2016. Elle avait déclaré que Steve Bakelmans, avec qui elle avait entretenu une relation de quatre ans, s’était introduit cette nuit-là dans son studio à Anvers, qu’il avait déchiré ses sous-vêtements et l’avait violée. L’homme avait aussi étouffé ses cris en lui mettant des chaussettes dans la bouche et l’avait frappée au visage à deux reprises. Avant de partir, Steve Bakelmans avait encore volé son portefeuille. Un peu plus tard, il lui avait envoyé un message: «Fuck! Nom de Dieu! J’irai moi-même à la police! Je suis désolé.»

L’auteur s’était présenté à la police le 6 novembre en avouant les faits. Il a déclaré qu’il était toujours amoureux d’elle et qu’il avait rêvé cette nuit-là qu’elle se mariait avec un autre. L’homme a ajouté qu’il avait seulement voulu s’allonger près d’elle mais que la situation était devenue incontrôlable lorsqu’elle avait commencé à crier.

Le 4 mai dernier, Julie Van Espen, une étudiante de 23 ans avait disparu alors qu’elle était en vélo entre son domicile de Schilde et Anvers où elle devait retrouver des amies. Deux jours plus tard, son cadavre a été retrouvé au cours de fouilles dans le canal Albert. Le même jour, Steve Bakelmans, 39 ans, avait été identifié comme suspect et interpellé.

«Bakelmans ne se sentait pas en état» de poursuivre la reconstitution

Steve Bakelmans (39 ans), suspecté de l’assassinat de l’étudiante anversoise Julie Van Espen, 23 ans, en mai dernier, ne se sentait pas en état, physiquement et mentalement, de mener à bien la reconstitution des faits qui devait avoir lieu mardi et qui a été interrompue après une demi-heure, a expliqué mercredi son avocat Dimitri de Béco.

Alors qu’elle devait durer des heures, la reconstitution des faits a été arrêtée mardi après une demi-heure environ, le suspect ayant annoncé ne pas vouloir y participer. «Mon client ne se sentait pas en état, physiquement et mentalement. Ce n’était pas de la mauvaise volonté», affirme son avocat le lendemain.

Dans les faits, il est fort peu probable que la reconstitution puisse avoir lieu à un autre moment, car le lieu des faits est en chantier, chantier qui ne peut pas rester inactif trop longtemps et qui risque de changer la composition de l’endroit.

«La confrontation avec les faits, et les menaces de mort qu’il reçoit à la prison, c’est dur. Il avait demandé de postposer la reconstitution, mais ce n’était pas possible», a tenté de justifier l’avocat du suspect mercredi. «Il souhaite, par ma voix, s’excuser pour cela, en premier lieu auprès de la famille de Julie Van Espen», a-t-il ajouté.

Le fait d’avoir arrêté la reconstitution n’enlève rien à la volonté du suspect de continuer de collaborer à l’enquête, assure l’avocat. «Vendredi, il a été interrogé durant six heures, et il a décrit le déroulement des évènements de la manière la plus détaillée possible. Trouver la vérité dans ce dossier reste tout à fait possible.»