MOLENBEEK

PHOTOS & VIDÉO | Jacques Borlée sur les premiers «Brussels Urban Youth Games»: «Stigmatisée, Molenbeek peut inverser la tendance»

La première édition des «Brussels Urban Youth Games» a été lancée ce lundi matin à Molenbeek, à l’initiative de Jacques Borlée. Plus de 1.500 élèves de 5ème et 6ème primaire, issus des 19 communes de Bruxelles, y prennent part. Reportage.

En cette période scolaire de «jours blancs», des centaines et des centaines de petits veinards participent à la toute première édition des «Brussels Urban Youth Games», à l’initiative d’un grand monsieur du sport belge, Jacques Borlée.

Plus de 1.500 élèves de cinquième et sixième primaires, issus de toutes les communes bruxelloises, participent à ces jeux pour la jeunesse urbaine, ces lundi et mardi, sur différents sites, tous situés à Molenbeek, à l’instar du Sippelberg, où on a retrouvé le grand architecte de l’événement coconstruit avec la Commune et soutenu par le Comité International Olympique ainsi que des sportifs de renom tels que Justine Henin pour ne citer qu’elle.

 

«Donner de l’espoir, les valeurs du sport»

 

L’objectif de ces Brussels Urban Youth Games, c’est «surtout de donner de l’espoir, les valeurs du sport, qui sont exceptionnelles. Stigmatisée, Molenbeek peut inverser la tendance, par l’émotionnel, par le sport», plaide Jacques Borlée, qui n’a pas oublié non plus la sortie « trou à rats » de Trump sur Bruxelles à l’époque.

«Peut-être qu’une ou un jeune présent ici aujourd’hui à Molenbeek sera aux JO de Los Angeles dans neuf ans», lance Jacques Borlée, ravi de l’engouement suscité par ces Brussels Urban Youth Games. «C’est sold out! L’engouement est fantastique. Les écoles ont réagi de façon incroyable. Le besoin est énorme.»

 

Une prochaine édition internationale?

 

Bien que ces jeux pour la jeunesse urbaine n’en soient qu’à leur première édition, ils pourraient s’internationaliser – dès la prochaine édition? – et s’ouvrir à d’autres pays. Ce ne serait pas une mince affaire, surtout sur le plan financier. Déjà à l’échelle bruxelloise, l’instigateur ne cache pas que ce ne fut pas une sinécure. Mais ces jeunes valent la peine qu’on se bouge pour eux: «C’est par la jeunesse qu’on peut relancer l’espoir», estime Jacques Borlée, qui ne cachait pas son émotion de voir cette jeunesse répéter les valeurs du fair-play lors du lancement de la journée.

 

 

PHOTOS & VIDÉO | Jacques Borlée sur les premiers «Brussels Urban Youth Games»: «Stigmatisée, Molenbeek peut inverser la tendance»
ÉdA Benoît ROBAYE