BRUXELLES

«Ils font des économies sur la sécurité des Bruxellois»: négociations dans l’impasse pour les pompiers

Les négociations entre pompiers et cabinet de la secrétaire d’État en charge de la Lutte contre l’incendie et de l’Aide médicale urgente Cécile Jodogne sont dans l’impasse.

Les négociations ouvertes entre les syndicats de pompiers et le cabinet de la secrétaire d’État bruxelloise en charge de la Lutte contre l’incendie et de l’Aide médicale urgente Cécile Jodogne, dans l’impasse, ont été interrompues vendredi vers 11h15. Quelques centaines d’hommes du feu qui étaient rassemblés devant le cabinet ont pris la direction du siège du Parti Socialiste pour faire entendre leur voix dans le cadre de la formation du futur gouvernement régional.

«Nous ne voulons pas une hausse de salaire, nous voulons simplement conserver le système actuel», a résumé le pompier Xavier Vanderbecken.

Mercredi, les hommes du feu avaient réclamé davantage de clarté sur des tableaux indicatifs relatifs à la prime d’opérationnalité. La réponse apportée ne les a pas convaincus. Vendredi, les discussions ont tourné en rond.

«Nous attendons du concret, mais ça ne vient pas. Ils jouent avec les chiffres. Ils font des économies sur la sécurité des Bruxellois et des services. Ce qui n’a pour nous pas de prix», dénonce Vanderbecken.

«Il n’a jamais été question de pénaliser les pompiers»

Il n’a jamais été question, en proposant un système de prime d’opérationnalité, de pénaliser les pompiers, a réagi vendredi la secrétaire d’État en charge de la Lutte contre l’incendie et de l’Aide médicale urgente Cécile Jodogne, après que les hommes du feu ont quitté la table des négociations relatives à la réforme de leur cadre de rémunération. «Il n’y a aucune volonté de faire perdre de l’argent aux agents ni de faire des économies sur le dos du Siamu», martèle Jodogne dans un communiqué.

La décision des pompiers est «regrettable», elle «malmène la démarche de coconstruction» de la secrétaire d’État, affirme cette dernière.

Une solution dans ce dossier est «essentielle pour répondre à une situation devenue très complexe au fil des années», insiste Jodogne.

«L’ouverture et la tenue de ces négociations avaient pour seul but l’analyse des options envisageables avec les organisations syndicales, afin de préparer les changements nécessaires. Ces changements ne pourront être décidés qu’avec le prochain gouvernement dans le respect des différentes procédures», conclut la secrétaire d’État bruxelloise.

Après avoir quitté la table des négociations, les pompiers rassemblés devant le cabinet de Jodogne se sont rendus au siège du PS, boulevard de l’Empereur, pour faire entendre leur voix dans le cadre de la formation du prochain gouvernement régional.