BELGIQUE

L’été chaud de l’an dernier a eu un effet sur les ventes de piscines

L’été chaud de l’an dernier a eu un effet sur les ventes de piscines

- reporters

L’été chaud et sec de l’an dernier a eu un effet visible sur les ventes de piscines privées. Les carnets de commandes ont ainsi progressé de 14% durant les cinq premiers mois de l’année, selon le bilan annuel du secteur présenté jeudi. Celui-ci table sur la construction de 2.750 unités d’ici à décembre, contre 2.400 en 2018.

De plus en plus de Belges se laissent tenter par l’installation d’une piscine dans leur jardin (89%) ou à l’intérieur de leur habitation (11%). Ce dernier créneau a d’ailleurs le vent en poupe.

Sur les cinq premiers mois de l’année, la hausse des carnets de commandes est de 14%. Pour le Groupement des entreprises générales de construction de piscines, qui fait partie de la Confédération Construction, cette évolution est remarquable. Car la tendance était déjà à la hausse ces dernières années.

«Quand il fait très chaud, les gens vont dans des piscines et se laissent alors tenter pour commander. Et les étés sont de plus en plus chauds en Belgique», analyse Patrice Dresse, directeur général du Groupement. «Les conditions météo de l’an dernier ont ainsi donné un véritable élan au secteur.»

Ce dernier imagine dès lors que les fortes chaleurs (au-delà de 30 degrés) attendues la semaine prochaine pourraient donner un nouveau coup de boost aux carnets de commandes.

Le prix moyen de la construction d’une piscine tourne autour de 54.000 euros, contre 35.000 euros environ pour un modèle plus modeste. Les frais d’entretien et d’énergie se montent eux à 5 euros par jour, soit moins de 2.000 euros par an. Pour cela, il faut avoir des volets solaires et/ou des panneaux photovoltaïques et/ou des pompes à chaleur pour chauffer l’eau.

Les piscines en béton sont les plus populaires (48%), devant celles en coques (37%), en inox (8%), en bois (des piscines extérieures -partiellement – hors sol, 6%) et naturelles (1%). Ce dernier marché est très réduit, selon Patrice Dresse, mais a tout de même ses adeptes. À noter que ces chiffres ne comptabilisent pas les structures en kit à monter soi-même.

La grande majorité des piscines (70%) utilisent un système de traitement de l’eau avec du chlore, loin devant celles recourant à l’électrolyse du sel (27%) et les autres solutions (3%), comme les bassins naturels.

Elles sont par ailleurs de plus en plus intelligentes. Il n’est parfois plus nécessaire d’aller fermer le volet, de vérifier le thermostat, de s’occuper du traitement de l’eau ou du robot d’entretien. Beaucoup de tâches peuvent se faire à distance ou de manière automatisée. Cela reste tout de même encore l’exception pour le moment, bien que ce soit le futur du secteur, assure M. Dresse.

Le chiffre d’affaires des quelque 120 entreprises de construction, dont surtout des PME, rassemblées au sein du Groupement était d’environ 100 millions d’euros l’an dernier. Le secteur emploie 1.300 équivalents temps plein.