HUY

Un couple condamné pour malnutrition envers leur fille

Un couple condamné pour malnutrition envers leur fille

Photo d’illustration ÉdA

Des parents, originaires d’Engis, ont été condamnés mercredi au tribunal correctionnel de Huy à 18 mois de prison, avec un sursis simple concernant les deux tiers de la peine. Les prévenus étaient poursuivis pour malnutrition envers leur fille, entre 2013 et 2016.

Le père et la mère auraient volontairement privé leur fille de nourriture, jusqu’à l’âge de ses 3 ans, à Engis.

Entre 2013 et août 2016, le couple d’Engissois aurait limité la quantité de nourriture fournie à leur fille. Les premiers signes de malnutrition étaient visibles lors de l’entrée de la victime à l’école. Là-bas, le corps enseignant a rapidement observé des soucis liés au comportement et au physique de la petite. Cette dernière se ruait sur la nourriture lorsqu’on lui en donnait, a expliqué son institutrice.

Interpellés à plusieurs reprises, les parents n’ont jamais donné suite aux remarques de l’école. C’est finalement la grand-mère maternelle qui est allée porter plainte concernant l’état de dénutrition de sa petite-fille. Elle a découvert que l’enfant n’avait jamais de lait, était nourrie aux biscottes et à l’eau, et dormait sans couverture dans une chambre non chauffée.

La jeune victime a été hospitalisée d’urgence en août 2016. À ce moment-là, elle pesait à peine plus de 8 kg à 3 ans et n’avait que la peau sur les os. Les soignants ont constaté que la petite n’avait jamais vu de pédiatre, était en retard de croissance et de vaccination. En 3 semaines d’hospitalisation, l’enfant aurait repris près de 3 kg et grandi de 4 cm.

Lors de l’audience du tribunal le 22 mai dernier, le parquet avançait que les parents avaient toujours surveillé ce que leur enfant mangeait, en suspectant des allergies jamais attestées par un médecin.

Outre la peine de prison, les prévenus sont condamnés à payer une somme de 1.000 euros à titre provisionnel à l’avocate et tuteur ad hoc de la petite, pour la réparation du dommage subi. Cet argent sera placé sur un compte jusqu’à la majorité de l’enfant, qui ne vit plus avec ses parents.