MONS/FRAMERIES

La société Clarebout souhaite reprendre ses travaux sur son site de Frameries

La société Clarebout souhaite reprendre ses travaux sur son site de Frameries

Vu de l’extérieur, les travaux du frigo sont presque terminés… Ugo PETROPOULOS

La société Clarebout Potatoes a demandé au tribunal civil de Mons, siégeant en référé, d’annuler l’arrêté pris par le ministre wallon de l’Environnement Carlo Di Antonio (cdH) en mai dernier qui annule le permis octroyé pour les travaux sur le site de Frameries.

Pour la société, il est urgent de terminer ces travaux, pour une question de sécurité notamment. Le ministre a en outre agi hors délai, estime-t-elle. L’avocat de la Région wallonne a, lui, demandé au tribunal de confirmer cette annulation. Le tribunal rendra sa décision le 26 juin prochain ou lors d’une audience extraordinaire prévue au début du mois de juillet.

La société Clarebout est présente dans le zoning de Frameries depuis 2016 avec des grands hangars de stockage de pommes de terre. Le 18 janvier 2019, un permis lui avait été octroyé pour y construire un centre logistique comprenant un congélateur de conservation de frites capable d’accueillir 30 000 palettes de produits finis.

Une option sur 16 hectares avait d’autre part été ouverte par l’Idea (Intercommunale de développement économique et d’aménagement du cœur du Hainaut) pour l’implantation d’une usine de production de frites surgelées et autre produits dérivés de la pomme de terre.

Des travaux avaient été entrepris mais le ministre de l’Environnement a annulé le permis le 20 mai dernier, estimant que Clarebout avait saucissonné le projet et que les nuisances liées au projet n’avaient pas été étudiées dans sa globalité. Selon les avocats de Clarebout, Carlo Di Antonio a agi hors délai, ce qui a été contesté par l’avocat de la Région wallonne.

De nombreux riverains sont opposés à ce projet et mènent une fronde intense depuis le début de l’année. Ils se sont immiscés dans l’action en référé en tant que tierce partie pour soutenir la partie défenderesse, la Région Wallonne.

De son côté, Clarebout ne s’est pas contentée d’introduire une requête en référé. En parallèle, elle conteste, de manière urgente, devant le Conseil d’État, la décision ministérielle qui a cassé le permis d’exploitation du frigo et elle a redéposé une nouvelle demande de permis pour ce frigo, à la commune de Frameries.