LEUZE-EN-HAINAUT

L’arbre de la Liberté a vécu ses dernières heures sur la Grand-Place

Planté en 1830, le chêne emblématique de la Grand-Place de Leuze a été abattu ce mercredi matin par les ouvriers du service travaux. Il était mort depuis un certain temps.

Non, les travaux de revitalisation de la Grand-Place, attendus depuis plus de deux décennies, n’ont pas débuté. Si la Ville de Leuze a décidé d’en interdire l’accès aux automobilistes ces mercredi et jeudi, c’est pour pouvoir procéder à l’abattage de l’arbre de la Liberté.

Dans un décor exclusivement minéral, où le béton est roi, il était le seul élément végétal du forum leuzois. Pour autant, l’enlèvement de ce chêne emblématique, qui trône au milieu de la Grand-Place, n’est pas une surprise.

Dépourvu de feuillage, l’arbre était mort depuis un certain temps mais il avait une forte valeur symbolique pour la population. Pour bon nombre de Leuzois, surtout les plus anciens, c’est donc tout un pan de l’histoire locale qui disparaît. «L’arbre de la Liberté a, semble-t-il été planté pour fêter l’indépendance de la Belgique en 1830. Sur des lithographies datant de 1870, il était déjà bien imposant,» nous explique Frédéric Delforge, le vice président du Cercle d’histoire et d’archéologie de Leuze.

L’arbre présentait un danger pour la sécurité

Outre le fait qu’il soit mort, l’arbre de la Liberté présentait un réel danger pour la sécurité des automobilistes et des piétons. «Cet arbre sur lequel plus rien ne poussait depuis longtemps est devenu problématique. Il fallait être prévoyant en évitant tout risque de chute de branche sur des véhicules ou des passants en cas d’intempéries», indique le bourgmestre Lucien Rawart.

Plus d’informations à lire dans L’Avenir-Le Courrier de l’Escaut de ce jeudi 19 juin.