Politique

Fédéral:pas facile de répartir les fauteuils entre les sièges au Parlement

Fédéral:pas facile de répartir les fauteuils entre les sièges au Parlement

La répartition «classique» des sièges - au sens propre du terme - risque d’être c compliquée après les prestations de serment de ce jeudi… EdA

La répartition «physique» des sièges sur lesquels les parlementaires seront appelés à s’asseoir au parlement, après les prestations de serment, ce jeudi, risque de connaître un bouleversement sans précédent. Explications…

La question peut sembler purement anecdotique mais elle se pose avec d’autant plus d’acuité depuis les dernières élections que certaines situations «assises» au fil des décennies risquent bien de connaître d’importants bouleversements. Il s’agit en réalité de savoir quels fauteuils occuperont «physiquement» nos nouveaux élus fédéraux. Sachant que chaque parlementaire dispose - en principe - d’un siège nominatif.

Cela, au sein des différents groupes politiques qui, eux, sont répartis «géographiquement» selon un cérémonial forgé plus par les habitudes que par des règles spécifiques. Mais aussi par le fait que la plupart des places sont, depuis des lustres, majoritairement occupées par les seuls partis traditionnels. C’est ainsi que le cdH hérite généralement des sièges situés à droite de l’hémicycle, le PS assoit habituellement ses représentants du côté gauche alors que le MR se retrouve en position centrale… Quant aux emplacements plus précis au sein même de ces groupes, ils sont aussi régis par une certaine habitude, les sièges situés dans les premiers rangs (soit en bas de l’amphithéâtre) étant généralement prisés par les plus anciens. Sachant que le Vlaams belang passe de 3 à 18 sièges et le PTB de 2 à 12, il va falloir trouver de la place pour les petits nouveaux.

Une tâche à laquelle doit s’atteler le personnel chargé de l’intendance de la Chambre, en veillant à ménager certaines susceptibilités potentielles. Pour éviter ces dernières, les différents partis sont habituellement consultés préalablement à la répartition effective des fauteuils, et cela devrait encore être le cas.

Les responsables de la logistique parlementaire disposent toutefois d’une possibilité de repli, sachant que, depuis la 4e réforme d’état (1993) , l’on compte 62 sièges non occupés dans l’hémicycle (les parlementaires n’étant plus qu’au nombre de 150 contre 212 à l’époque), le jeu de chaise musicale devient un peu plus facile à gérer…