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L’offre de rachat de Nice-Matin repoussée

L’offre de rachat de Nice-Matin repoussée

Belga

Xavier Niel proposait de racheter à Nethys ses parts dans Nice-Matin à prix coûtant: l’offre a été ignorée.

 

+ MISE À JOUR CE MARDI 18/06 À 17h41

Nethys a accepté ce lundi d’entrer en négociation exclusive avec Xavier Niel, afin de lui céder 51% des parts de la société L’Avenir Développement, au sein de laquelle sont logées les participations du groupe liégeois dans Nice-Matin et La Provence. L’information contraire que nous avons publiée ce lundi sur notre site était erronée.

NOTRE ARTICLE : Xavier Niel devra convaincre Nice-Matin

 

«La position de Nethys est difficile à comprendre: Xavier Niel lui avait une offre de reprise de ses parts dans le capital de Nice-Matin à hauteur de 20,9 millions. Soit exactement le prix auquel Nethys avait acheté ses 34% du capital de notre quotidien. Cette offre arrivait à échéance ce lundi à 11 heures. Nethys n’y a pas donné suite», explique Alexandre Sare.

Cette absence de réaction a suscité l’effervescence dans la rédaction du quotidien de la Côte d’Azur. Qui, depuis longtemps, attend de sortir du périmètre de Nethys.

«On y a cru le 12 juin, quand, en plein conseil d’entreprise, Stéphane Moreau, président du conseil d’administration de L’Avenir Développement, où sont logées les parts de Nethys dans Nice-Matin, nous a montré sur son smartphone le courriel portant l’offre de reprise de Xavier Niel», reprend le délégué CGT du quotidien, qui est aussi secrétaire du conseil d’entreprise.

Monopoly?

Le choc est rude pour le personnel du quotidien niçois qui, lors de sa visite à la fin mars à la rédaction de L’Avenir, s’inquiétait du silence opposé par Nethys à une autre offre de reprise, déposée par Iskandar Safa. Une offre à 40 millions pour l’ensemble de l’entreprise, dont 17 pour les actions détenues par Nethys.

«Est-ce que l’intention de Nethys est de revendre tout L’Avenir Développement, donc non seulement Nice-Matin, mais aussi ses 11% de parts dans La Provence?», s’interroge Alexandre Sare.

À moins que le jeu de Monopoly soit plus large encore, et vise à y inclure soit les Éditions de l’Avenir, ou alors l’ensemble du pôle Telco de Nethys, dont on sait qu’il est sur le marché?

L’opération serait alors suspendue dans l’attente de la décision de revente de Brutélé, qui doit être prise en assemblée générale de l’intercommunale ce mardi. Enodia, l’intercommunale faîtière de Nethys est sur les rangs, mais n’est pas seule…

Nous avons tenté en vain de joindre Stéphane Moreau, administrateur-délégué de Nethys et de L’Avenir Développement, pour connaître les raisons de ce rejet.