JUDICIAIRE

Double meurtre de Ronzon: Sébastien Kesteman avait un «projet» au Brésil

Double meurtre de Ronzon: Sébastien Kesteman avait un «projet» au Brésil

Double meurtre de Ronzon de Nathan Kettani et Vinciane Lamoot par Radwan Elmi Galib et Sébastien Kesteman EDA Claudy Petit

Aux assises du Luxembourg, des proches de Sébastien Kesteman, dont sa mère adoptive, ont été entendus dans le souci notamment d’apporter un éclairage sur son enfance.

Plusieurs proches de Sébastien Kesteman – accusé, avec Radwan Elmi Galib et Jennifer Sablon, de meurtre pour faciliter le vol sur Nathan Kettani et Vinciane Lamoot, à Ronzon (Rendeux), en août 2016 – ont été entendus, lundi, devant la cour d’assises du Luxembourg afin notamment d’apporter un éclairage sur son enfance.

Né au Brésil, Sébastien Kesteman a été adopté à l’âge de six mois par un couple belge. «Il a été très bien accueilli et avait des activités durant son enfance», a témoigné sa mère.

Une sorte de rupture est cependant apparue à l’adolescence lorsque son père est tombé gravement malade. «Il a eu peur de perdre son papa, et vu la maladie de mon mari, j’ai dû remplir le rôle du père et de la mère», a aussi expliqué la témoin.

Sébastien Kesteman a alors connu une période de délinquance avant de retrouver un cadre à sa majorité, avec du travail. Il a aussi nourri le désir d’effectuer des voyages au Brésil pour retrouver ses racines. Il y a noué une relation affective et avait le projet d’y ouvrir un commerce de compléments alimentaires. «Il avait un projet, nous trouvions cela chouette», a confié sa mère.

L’accusé a également été décrit comme quelqu’un d’attentif vis-à-vis de sa famille. «Nous avons pu observer un changement quand il a commencé à travailler», a témoigné sa sœur, adoptée comme lui, et qui décrit son frère comme un homme «généreux» et «réservé».

Un ami d’enfance a aussi qualifié la maladie du père de Sébastien Kesteman d’événement marquant. Au moment de son interpellation pour le double meurtre de Ronzon, l’accusé revenait d’un nouveau voyage au Brésil. «Ce projet d’affaire au Brésil était un nouvel objectif pour lui et il semblait aller bien», a relevé l’ami d’enfance. Ce témoin l’a décrit comme «ambitieux».

La famille de Sébastien Kesteman explique, par contre, ne pas réellement connaître Radwan Elmi Galib, aussi accusé dans le dossier.