BRUXELLES

Et si votre enfant travaillait dans une plantation de cacao? Action choc de la CSC

Et si votre enfant travaillait dans une plantation de cacao? Action choc de la CSC

(Illustration) Reporters / MEURIS

Envoyer vos enfants travailler dans les plantations de cacao? Voilà l’idée provocatrice (et fictive) des militants de la CSC pour sensibiliser sur le travail des enfants dans ce secteur si bruxellois.

Ce 11 avril, à la veille de la Journée internationale contre le travail des enfants, près d’une cinquantaine de militants de la CSC Alimentation et Services ont sensibilisé, mardi en fin d’après-midi, les passants de la place Agora à Bruxelles, à l’exploitation des enfants dans le secteur du cacao.

Les militants ont interpellé les personnes qu’ils croisaient en rue en leur proposant une activité pour leurs enfants, avant de leur expliquer qu’il s’agissait de les envoyer travailler dans des plantations de cacao. Cette action choc visait à interpeller les citoyens et à les conscientiser sur l’exploitation de mineurs dans les chaînes de production du chocolat belge. Une feuille d’informations était ensuite donnée aux parents.

Le syndicat avance que si plus de deux millions d’enfants sont exploités dans ces plantations en Afrique, c’est à cause du manque de soutien technique aux agriculteurs et aux prix trop faibles qui leur sont accordés pour les fèves de cacao. Il mène depuis plusieurs années une campagne visant à obtenir un revenu digne pour ces producteurs. «Selon le baromètre du cacao, un cultivateur en Côte d’Ivoire gagne à peine un tiers de ce qu’il devrait gagner pour vivre», explique Hilde Verhelst, permanente à la CSC Alimentation et Services et spécialiste du secteur du cacao.

Par cette action, l’organe syndical veut rappeler leurs engagements au secteur et au gouvernement. Elle souligne que des syndicats, ONG, universités et magasins ont signé à la fin de l’année passée le partenariat «Beyond Chocolate» pour la durabilité du secteur du chocolat belge, et ce à l’initiative du ministre de la Coopération au développement Alexander De Croo. Tous les partenaires se sont engagés à prendre des initiatives visant à obtenir un revenu décent pour les producteurs de cacao d’ici 2030.