SOCIÉTÉ

La paix en progression dans le monde

La paix en progression dans le monde

La Belgique se situe à la 18e position, glanant trois places. Viacheslav Iakobchuk – stock.adobe.com

La paix progresse légèrement dans le monde, selon le Global Peace Index 2019 de l’Institute for Economics and Peace, publié mercredi. La 13e édition de ce rapport, qui mesure la paix dans 163 États et territoires, affiche, pour la première fois en cinq ans, une amélioration.

Pour la première fois en cinq ans, le Global Peace Index (GPI) s’est légèrement amélioré. Le score moyen par pays a augmenté de 0,09%, avec 86 pays affichant une amélioration et 76 une détérioration.

Toutefois, le monde semble moins en paix qu’il y a dix ans, avec une baisse moyenne de l’index de 3,78% depuis 2008.

L’Islande est le pays le plus en paix au monde, un statut qu’elle occupe depuis 2008. La Nouvelle-Zélande et le Portugal complètent le podium.

De l’autre côté du classement, l’Afghanistan aboutit à la dernière place, un statut peu enviable qu’il a ravi à la Syrie. Le Soudan du Sud arrive sur la troisième marche des pays les moins tranquilles.

La Belgique atteint elle la 18e position au niveau mondial, à égalité avec la Suède, et glane trois places. Elle se place 11e des pays européens. Elle suit de peu les Pays-Bas tandis que la France, elle, se situe loin derrière (60e mondiale, 29e européenne).

L’impact de la violence sur l’économie mondiale en 2018 était de 14,1 milliards de dollars en termes de parité de pouvoir d’achat (PPP), ce qui équivaut à 11,2% de l’activité économique mondiale. Un chiffre qui s’est amélioré en 2018, grâce notamment à la baisse d’intensité des conflits en Syrie, Colombie et Ukraine. Dans les dix pays les plus touchés par la violence, l’impact économique moyen équivalait à 35% du PIB, contre 3,3% dans les pays les plus tranquilles. Pour la Belgique, le coût économique de la violence représentait 5% du PIB.

Le potentiel impact du changement climatique sur la paix a également été analysé. Le réchauffement climatique aura des conséquences sur la disponibilité des ressources, la migration, les moyens de subsistance, ce qui augmentera la probabilité d’un conflit violent. Environ 971 millions de personnes vivent dans des régions (très) fortement exposées au réchauffement climatique, dont 41% se trouvent dans des pays qui affichent déjà des bas scores de paix.

Le rapport couvre 99,7% de la population mondiale et utilise 23 indicateurs quantitatifs et qualitatifs, regroupés dans trois domaines: la sécurité sociétale, les conflits nationaux et internationaux et le degré de militarisation.