BELGIQUE

Wallonie: la recherche de convergences au cœur de la rencontre entre le PS et le MR

Wallonie: la recherche de convergences au cœur de la rencontre entre le PS et le MR

Ce vendredi matin, c’est le MR, représenté par Charles Michel et Willy Borsus, qui a ouvert le bal de ce second round. BELGA

Formation du prochain gouvernement wallon: après un premier tour de discussions la semaine passée, le PS compte s’attaquer aux discussions de fond avec ses éventuels futurs partenaires. Ce matin, c’est le MR qui a ouvert le bal de ce second round.

Après un premier tour de discussions la semaine passée, le PS, qui a pris la main en Wallonie en vue de la formation du prochain gouvernement régional, compte s’attaquer aux discussions de fond avec ses éventuels futurs partenaires. Vendredi matin, c’est le MR, représenté par Charles Michel et Willy Borsus, qui a ouvert le bal de ce second round de consultations.

«Aujourd’hui, ce qui compte, c’est le fond», a ainsi affirmé l’ancien ministre-président wallon Paul Magnette à son arrivée au parlement de Wallonie. «Après un premier tour de discussions, nous avons demandé aux différents partis des propositions concrètes et chiffrées pour faire face à l’urgence climatique et à l’urgence sociale», a-t-il ajouté.

Quant à savoir si les socialistes préfèrent, après la cure d’opposition annoncée par le cdH, une coalition à deux – avec le MR – ou à trois, en y ajoutant Écolo, «on verra», a répondu Paul Magnette. «L’important, c’est de trouver des convergences de fond», a-t-il répété.

«Ce que le cdH a fait relève de sa responsabilité. Mais cette décision offre effectivement un espace politique un peu différent», a de son côté déclaré le président du PS, Elio Di Rupo.

Du côté du MR, ni Charles Michel, ni Willy Borsus n’ont fait de commentaire à leur arrivée au parlement régional. Le Premier ministre sortant s’est néanmoins confié à la sortie (voir ci-dessous).

Après les libéraux, les deux hommes forts du PS recevront Écolo mardi prochain et le PTB le lendemain. Le cdH, lui, ne sera pas convié à ce second tour de discussions, les humanistes ayant décidé de siéger dans l’opposition, tant au fédéral que dans les entités fédérées. À la suite de ce retrait, seules 3 coalitions sont possibles en Wallonie: une bipartite PS-MR; une tripartite PS-MR-Écolo ou une coalition inédite PS-Écolo-PTB

La recherche de convergences au cœur de la rencontre entre le PS et le MR

«Nous avons eu une rencontre très professionnelle et sereine au cours de laquelle nous avons pu échanger nos points de vue sur des sujets tels que l’emploi, la formation et l’avenir des jeunes», a déclaré le Premier ministre Charles Michel à l’issue du 2e round de consultation entre les libéraux et les socialistes, organisé ce vendredi au parlement wallon, en vue de la formation du prochain gouvernement régional.

«Thème par thème, nous avons pu préciser nos propositions et les défendre. Cet espace consacré aux discussions sur les projets, c’est la bonne méthode de travail», a-t-il poursuivi sans en dire davantage sur le contenu de discussions qui auront finalement duré deux bonnes heures.

«On voit les objectifs partagés et on débat sur le chemin à prendre pour y arriver. Il est actuellement prématuré de dire si ça peut fonctionner», a-t-il expliqué. On n’en saura pas plus, ni sur le fond des discussions, ni sur la coalition qui a la préférence des libéraux, violette avec le PS ou arc-en-ciel en y ajoutant les Écolo.

«Pour garder notre démocratie vivante, nous devons aujourd’hui apporter des réponses aux citoyens», a néanmoins souligné Charles Michel en estimant que l’heure est venue de «travailler dans un esprit de solution» pour que la Belgique soit gouvernée.

«La question, ce vendredi, était de voir si on peut partager certains points de nos programmes, notamment en ce qui concerne l’emploi des jeunes, les investissements, la lutte contre la pauvreté et le climat», a de son côté résumé le président du PS, Elio Di Rupo.

«Il n’y a, à ce stade, aucune prise de position» sur les coalitions possibles, a-t-il ajouté. Les socialistes évalueront la situation au terme de leurs rencontres avec Écolo et le PTB, prévues mardi et mercredi prochain. «On verra alors si nous devons organiser un 3e tour de consultations ou si on peut avancer», a encore indiqué M. Di Rupo.