VIDÉO | Générations solidaires 2019: Singa Passions, créateurs de liens

À Bruxelles, SINGA crée des espaces de rencontre entre de nouveaux arrivants et des locaux, de tous âges, afin de développer leur réseau social, d’améliorer la pratique de la langue et la connaissance de l’environnement local.

Un lundi soir à Ixelles (Bruxelles). La salle bruisse de conversations et de rires.

Chloé Overleau, cofondatrice de SINGA, Victoria Mailleux, coordinatrice du programme Buddy et Salim, coordinateur du SINGA Blabla discutent avec chacune et chacune.

La soirée SINGA Blabla rassemble une petite centaine de Bruxellois, de réfugiés et de demandeurs d’asile venus des quatre coins du monde. Tables de conversation en français, jeux de société, ping-pong, ce soir, on échange tous azimuts.

En 2016, Chloé, son amie Cerise Vandenkerckhove et d’autres jeunes adultes ont pris conscience de la difficulté, pour les nouveaux arrivants, de rencontrer des habitants à Bruxelles et de participer de manière active à la vie citoyenne en Belgique.

Depuis 2017, la petite équipe mène plusieurs missions. «Nous informons les locaux sur les procédures d’asile car il existe toute une série de préjugés à déconstruire, explique Chloé Overlau. Nous mettons en contact les nouveaux arrivants avec des structures adéquates pour répondre à des questions spécifiques. Nous créons des espaces de rencontre. Et, enfin, nous innovons en répondant à des problématiques par des solutions innovantes.»

En deux ans, plus de 1 500 personnes ont été touchées. L’an dernier, six activités ont été organisées par semaine avec 360 sessions de 20 activités différentes dans différents lieux mis à disposition. Près de deux cents personnes participent à des activités chaque semaine et le bouche-à-oreille fait évoluer sans cesse le public. Ateliers pour se situer dans la ville, tables de conversation en français, peinture, théâtre, football, ping-pong, danse, potager, séance bien-être entre femmes, jeux de société…: les passions et centres d’intérêt sont vecteurs de liens.

L’association recherche sans cesse de nouveaux locaux pour étendre ses activités et du matériel pour ses activités sportives et culturelles. Et multiplie les partenariats (DuoforaJob, Convivial, CIRE, les CPAS bruxellois).

Ici, pas question de pratiquer une quelconque charité d’un autre temps. Tout est win-win: «SINGA permet aux primo-arrivants de s’engager et s’intégrer à la société belge, donc de combattre l’exclusion sociale par la création d’un tissu social, précise Chloé. Notre approche inclusive et égalitaire incite chacun à être acteur du changement tout en l’accompagnant dans le développement et la mise en place de son projet. SINGA renforce l’autonomie de ses membres.»

Et Salim de conclure: «Regardez autour de vous. Qui est Belge? Qui est primo-arrivant? Ici, c’est une seconde famille pour certains, Belges ou pas. Chacun trouve son intérêt en participant mais aussi en organisant des activités pour les autres.»

https ://www.singa-belgium.org/

Florence Defraire et Alisajad Sarwari

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- EdA Mathieu Golinvaux

Âge: 20 ans

Fonction: étudiants

«Je veux mieux connaître le pays où j’habite. Je suis arrivé seul d’Afghanistan. Grâce à SINGA, nous sommes devenus amis.» Alisajad et Florence font partie du programme Buddy, un duo entre un Belge et un primo-arrivant. Cette étudiante en communication, originaire de Nivelles, aide Alijasad, arrivé en Belgique il y a deux ans. Et inversement. Depuis six mois, ils se retrouvent deux fois par mois pour cuisiner avec les cokoteurs de Florence, visiter un musée, aller voir un concert. «Ali a progressé en français. Il étudie l’hôtellerie et prépare son examen de conduire. Il est intéressé par tout. Ce sont des échanges riches pour tous les deux.»

+ Découvrez tous les candidats sur www.lavenir.net/generationssolidaires2019