VIDÉO | Générations solidaires 2019: à Haccourt, un vélobus pour l’école de devoirs

À Haccourt, l’école de devoirs de Racynes voudrait acquérir un vélo multiplace pour aller chercher les enfants dans les écoles environnantes. Un outil en support d’un projet global de lutte contre l’exclusion sociale.

Zoé, Gilles et Zeineb arrivent à pied en chantant. Une ribambelle d’enfants et d’adolescents, âgés de 6 à 16 ans, composent le pédibus, un ramassage scolaire à pied. Des animateurs et des jeunes en formation à l’ASBL Racynes viennent les chercher trois fois par semaine à l’école du Sacré-Cœur et les ramènent ensuite. Leurs parents n’ont pas l’occasion de les conduire à l’école de devoirs nichée dans la ferme d’animation de Racynes, à Haccourt sur la commune d’Oupeye (région liégeoise). Et les plus jeunes ne peuvent pas se déplacer seuls à pied. L’équipe s’est donc organisée avec ce pédibus mais souhaite se doter d’un vélobus multiplace à assistance électrique (12 places) pour aller chercher des enfants et ados d’autres écoles plus distantes. «Nous travaillons déjà avec trois écoles de Haccourt et de Visée mais nous aimerions amener d’autres enfants et adolescents à fréquenter l’école de devoirs», explique Alexandre Carlier, directeur de Racynes.

Le vélobus serait attractif pour motiver les jeunes à fréquenter l’école des devoirs mais aussi plus écologique et moins coûteux qu’une camionnette. «Il s’agit de créer une dynamique positive et solidaire entre les jeunes bénévoles qui véhiculent et les enfants. Le vélobus pourrait être utilisé pour aller chercher des personnes fréquentant l’épicerie sociale et le restaurant social.»

C’est que la solidarité est au cœur des nombreuses activités de Racynes. Dans la seule entité de Haccourt, un habitant sur six vit dans un logement social. L’école de devoirs mise en place depuis deux ans dans la ferme d’animation complète toute une série de services proposés. Tout a du sens pour aider enfants et adultes à sortir de la précarité et éviter que les enfants décrochent de l’école et rentrent dans une spirale d’échecs. Racynes œuvre en effet dans l’action sociale, la jeunesse et le logement.

Le service d’insertion sociale propose aux adultes des activités à la ferme et dans d’autres exploitations agricoles ainsi qu’un suivi social individualisé.

L’épicerie sociale récolte des invendus alimentaires auprès de commerçants partenaires pour les distribuer à des personnes en situation de précarité (1 000 personnes y sont déjà inscrites). Des jeunes éloignés des parcours de formation et de l’emploi viennent reprendre pied et retrouver un projet d’insertion socioprofessionnel notamment par des constructions dans la ferme et des activités citoyennes. Le restaurant social permet aussi à des personnes en situation de précarité de bénéficier d’un repas sain préparé par des bénévoles. Enfin, six logements tremplins accueillent des jeunes en formation pour des périodes courtes. Le tout avec un souci constant de respecter la nature. «Il s’agit d’acquérir de nouvelles compétences dans le cadre des parcours d’insertion et de développer les échanges entre les personnes qui participent à nos formations et activités», conclut Alexandre Carlier.

http://www.racynes.be/fr/

Alexandre Carlier

VIDÉO | Générations solidaires 2019: à Haccourt, un vélobus   pour l’école de devoirs
- EdA Mathieu Golinvaux
Âge: 48 ans

Fonction: directeur

Psychologue de formation, il a monté cette ferme d’animation en travaillant d’abord seul, puis avec une petite équipe, pour mettre en place des projets qui luttent contre la pauvreté et l’exclusion sociale et ce, depuis 2005. Son créneau: proposer des activités utiles à la collectivité qui donnent de la reconnaissance et de la fierté aux participants.

Le tout dans un cadre champêtre avec des bâtiments en bois construits en collectivité, un grand potager, des cabanes pour les enfants, un atelier vélo en plus du restaurant social et de l’épicerie sociale.

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