Pierre Quintin représente la cinquième génération d’éleveurs de la Ferme de Baudecet à Sauvenière. Il a suivi des études d’agronomie à Ciney ainsi qu’à la Faculté de Gembloux.

C’est en 2014, qu’il a repris la ferme à 42 ans. Il dispose actuellement d’un cheptel de 200 à 250 vaches de race blanc bleu belge qui varie en fonction des naissances. Toutes les bêtes proviennent de la ferme. Aucune n’est achetée à l’extérieur. Les bêtes paissent paisiblement dans les prairies autour de la ferme. Il fait aujourd’hui un peu de diversification en élevant également des poules. Pierre Quintin aimerait bien développer davantage le local. «J’en ai un peu marre de voir des entrecôtes irlandaises ou brésiliennes à la carte de certains restaurants alors que nous élevons ici de la viande de qualité». C’est ainsi qu’il a mis au point un partenariat avec la boucherie Sprimont mais aussi avec le restaurant l’Estaminet pour y vendre sa viande. La friterie Chez Pauline et Diego vend également ses entrecôtes. «Avec le temps, j’ai pris goût à l’élevage de bovins. En fait, c’est à nous de décider quand une bête est bonne à mener à l’abattoir. Nous les connaissons bien. Mais c’est certain que l’élevage doit être une passion car ce n’est certainement pas l’appât du gain qui dirige les éleveurs… Avant, nous faisions des colis de viande à la ferme que nous vendions sous vide et que nous conservions en chambre froide, mais nous avons arrêté car j’estime que, à chacun son métier, même si le circuit court devrait reprendre de l’ampleur». Pour le moment donc, la viande de cette ferme peut être achetée chez Sprimont ou dégustée à l’Estaminet. «Ce que j’aimerais aussi organiser à Gembloux, c’est un système comme La ruche qui dit oui, installée à Walhain et qui, chaque semaine, distribue de bons aliments issus d’une agriculture fermière de qualité».