Lorsqu’on pousse la porte de la salle des combattants de Cornesse les lundis et mercredis soirs, on plonge instantanément dans le Sud-Ouest américain.

Les santiags aux pieds et le chapeau de cow-boy vissé sur la tête, les Rebelle’s Country Dancers donnent un coup de talon sur le parquet, deux ou trois pas, elles tapent dans les mains…

Ensemble, elles apprennent une nouvelle chorégraphie sur une musique country ou répètent d’anciens pas. C’est Josiane D’Herdt qui les guide dans cet exercice difficile. «J’adorais regarder les danseurs de country à la mer puis je me suis inscrite à un cours durant quelques années. Avec des amies, on a décidé de fonder notre club. On était sept, on répétait à la buvette de foot de Lambermont», explique Josiane D’Herdt. Aujourd’hui, ils sont une centaine de membres au Rebelle’s Country Dancers. «Notre club a pris de l’ampleur, directement». Ce qui plaît dans la danse country? Elle est accessible à tous, quels que soient l’âge et le niveau. «Notre plus jeune membre avait 7 ans et notre plus âgé 78 lorsqu’il a commencé. Il avait toujours rêvé de faire de la danse country mais il n’avait pas trouvé un club dans les environs pour la pratiquer», indique Josiane d’Herdt.

Et puis, il y a la musique… Une musique rurale héritée des cow-boys et popularisée par Hank Williams dans les années 50. «J’adore la musique country, confirme Josiane d’Herdt. C’est vraiment mon moteur. Et puis, il y a la beauté de l’ensemble formé par les danseurs et la convivialité.Les gens ont du plaisir à se retrouver, deviennent amis… et se voient même en dehors du club».

Des soirées country sont organisées tous les week-ends, un peu partout en Belgique. Ils sont chaque fois plus de 200 à y participer. Celle des Rebelle’s Country Dancers aura lieu le 23 juin à Cornesse, au profit de l’association le Relais pour la vie.