POLITIQUE

Écolo célèbre sa victoire: «Le travail commence aujourd’hui»

Écolo célèbre sa victoire: «Le travail commence aujourd’hui»

Écolo savoure sa réussite au lendemain des élections régionales et fédérales. Belga

«Le travail commence aujourd’hui», a lancé la co-présidente d’Écolo Zakia Khattabi devant quelques centaines de militants et élus du parti rassemblés au cinéma Palace à Bruxelles.

Les Verts francophones ont analysé leurs résultats qui se traduisent par une victoire à tous les échelons de pouvoir. La campagne électorale a été rude. Écolo a été la cible du MR et, manifestement, les attaques ont laissé des traces.

«Certains partis, certaines personnes dans certains partis, sont entrés dans un monde parallèle, celui du mensonge, et je ne sais pas comment on en sort. Faire comme si on pouvait utiliser n’importe quelle arme dans un débat, ce n’est pas ma conception de la démocratie», a souligné le chef de groupe au parlement wallon, Stéphane Hazée, interrogé en marge de la réunion.

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Les Verts se gardent bien pour autant d’exprimer une exclusive à l’égard des libéraux. C’est le programme qui compte, répètent-ils. «Nous voulons des majorités qui avanceront le plus vite et le plus loin sur les questions qui ont été au cœur de notre campagne: le climat, la justice sociale, la démocratie», a expliqué le chef de groupe à la Chambre, Georges Gilkinet.

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Après un succès aux communales, Écolo se réimplante dans les différents parlements. «Aujourd’hui, on a du solide, dans les communes, dans tous les parlements et à l’Europe. Le socle, il est solide», a affirmé le co-président Jean-Marc Nollet devant les militants.

Les élections de dimanche se traduisent au nord du pays par le regain de l’extrême-droite. «Le score du Vlaams Belang est un véritable échec de la démocratie. Les uns et les autres devront réfléchir à la responsabilité qu’ils portent face à ce dimanche noir. Que ce score reste dans les groupes parlementaires, pas dans les exécutifs», a demandé Mme Khattabi.

 

Un sentiment mitigé chez Groen

Les Verts flamands n’étaient pas totalement satisfaits au lendemain des élections. Groen a certes progressé mais espérait une croissance plus spectaculaire. «Évidemment, cela aurait pu être plus, mais nous avons tout de même 50% de mandataires supplémentaires», relativise la présidente Meyrem Almaci. Le parti digérait particulièrement mal la victoire du Vlaams Belang. «La montée de l’extrême droite est mon plus grand souci», commentait Kristof Calvo, en marge du bureau de parti.

Groen a certes progressé et est désormais le plus grand parti flamand à Bruxelles et à Gand, mais la vague verte attendue n’a finalement pas déferlé. C’est plutôt le raz-de-marrée de l’extrême droite qui a attiré les regards.

«La tâche de tous les partis démocratiques désormais est de donner une réponse à l’insécurité. Nous n’allons jamais gouverner avec le Vlaams Belang, mais nous devons prendre au sérieux les inquiétudes des gens», a ajouté M. Calvo.

La présidente du parti ne veut toutefois pas tomber dans la dépression. «Nous sommes contents de ce pas en avant. Bien sûr, cela pouvait être plus. Chaque président de parti le souhaite. Mais nous avons 50% de mandataires en plus et je suis très fière d’être le seul parti démocratique au parlement à progresser», a-t-elle commenté.

Kristof Calvo a également reconnu que le résultat était un peu en-deçà des attentes. «Le sentiment est double. C’est notre quatrième victoire de rang et nous gagnons 8 parlementaires. Mais je dois avouer que nous espérions mieux.»