ÉLECTIONS 2019

PHOTOS| Les candidats brabançons ont voté

Les candidats aux élections régionales et fédérales en Brabant wallon ont rempli leur devoir de citoyen ce dimanche dans leur commune.

Les candidats aux élections régionales

 

Valérie De Bue (MR)

 

Tête de liste aux élections régionales, Valérie De Bue s’est présentée aux urnes dès l’ouverture des bureaux. La ministre régionale des pouvoirs locaux a fait son devoir de citoyen, en conclusion d’une campagne «courte mais intense, juge-t-elle. Elle a démarré assez tard puisque le Parlement a travaillé jusque début mai. Elle aurait peut-être pu durer quelques jours de plus.»

Ne serait-ce que pour impliquer davantage les électeurs aux enjeux de ce scrutin.

«J’ai eu le sentiment que les gens ne se sentaient pas très concernés. Ils se décident seulement sur la fin. Lors de discussions, l’échéance fédérale était plus souvent au centre des conversations que les échéances régionale et européenne.»

Après avoir voté, Valérie De Bue a passé une matinée au calme, en profitant d’un petit-déjeuner en famille.

«Le fils de mon compagnon fait l’école hôtelière. Nous avons testé ses préparations.»

Elle ne se replongera dans le bouillon du scrutin et son tourbillon qu’en début d’après-midi.

 

André Antoine (cdH)

 

Le président du parlement wallon a voté à l’école communale de Perwez. Comment a-t-il vécu cette campagne? «Fatigante mais aussi prometteuse pour l’avenir du cdH dans la province avec une équipe rajeunie et enthousiaste. C’est aussi très bien d’avoir un retour des gens. On est allé sur le terrain, notamment sur les marchés avec une bonne douche samedi à Nivelles.»

Ce qu’il fera cet après-midi? «En famille comme chaque fois surtout que ma maman qui a 93 ans a retrouvé la forme après des problèmes de santé.»

 

Hélène Ryckmans (Écolo)

 

Son parti Écolo a été la cible de pas mal d’attaques durant la campagne, Hélène Ryckmans, tête de liste pour les élections régionales en Brabant wallon, a passé du temps à clarifier ses positions.

«Je pense que les gens pour les élections régionales, européennes et fédérales se posent beaucoup de questions sur les compétences. Ce sont des niveaux de pouvoir plus loin d’eux. On évoque les propositions d’Écolo et on montre qu’il y a une cohérence entre le travail fait à la commune jusqu’à l’Europe. C’est l’occasion de les rassurer aussi sur nos choix, d’autant plus qu’il y a eu une campagne fort alimentée par les fausses informations. Il a donc fallu reformuler nos propositions pour un choix écologique le meilleur et le moins cher. C’est nécessaire, utile et intéressant. C’est pour ça que j’aime les campagnes sur le terrain, on essaie de répondre aux inquiétudes des gens. C’est parfois difficile de devoir démonter les idées préconçues sur Écolo, sur ce que sera un gouvernement avec Écolo. Puis avec notre système belge, il y aura une coalition où il y aura automatiquement des compromis à faire avec les programmes des autres partis», explique la Chastroise qui a voté à Cortil-Noirmont, sur le coup de 11 h.

L’écologiste aime justement se retrouver dans la file et discuter avec les électeurs. «Là, je vais continuer les contacts devant les bureaux de vote, les échanges, dit-il juste après avoir voté. Ce sont mes voisins, on parle déjà d’autres choses à mettre en place sur la commune comme les Chastrottes ou la fête des voisins et le plan communal de développement rural. Ensuite je vais me reposer et j’irai au QG de campagne à Louvain-la-Neuve. C’est aussi important d’être ensemble avec les militants et les candidats. Fêter les réussites, rassurer ou remonter le moral des déçus. Tout le monde est fatigué mais content de la manière donc ça s’est fait», conclut-elle.

 

Dimitri Legasse (PS)

 

Pour Dimitri Legasse, bourgmestre à Rebecq et tête de liste régionale pour le parti socialiste en Brabant wallon, la campagne a aussi été différente qu’en octobre. Il a été confronté au désamour de la politique. «C’était une campagne particulière. Différente de celle connue précédemment. Il y a eu des moments plus difficiles car les gens étaient moins enclins à exercer leur droit de vote. Il fallait avant toute chose les encourager à voter et à s’intéresser à nouveau à la chose publique. Se mettre la tête dans le sable, ça ne sert à rien. Il a fallu convaincre les gens. On est davantage dans l’antipolitisme, voire l’anti-particratie. J’ai toutefois aimé cet enjeu de reconvaincre les gens, leur faire comprendre que leur voix avait de l’importance. On peut s’indigner, ils ont raison de le faire et doivent le faire. Mais l’élection est un acte citoyen de base, fondamental et élémentaire», estime-t-il.

Durant cette campagne, il a évidemment rencontré pas mal d’électeurs. «L’affichage a été habituel, c’est plutôt une guerre psychologique, je ne suis pas certain que cela influence les gens. Comme le tractage, mais il faut un visuel, un support papier. J’ai pris le temps, davantage que d’habitude encore, à aller à la rencontre des gens. Pas tellement de me rendre sur les marchés, car on soûle les gens. On se neutralise et c’est un peu la foire. Par contre, en porte-à-porte. Puis il y a les nouveaux moyens de communication. Cela a été une campagne assez courte, qui a commencé lentement mais finalement assez dense.»

Le programme de Dimitri Legasse pour ce 26 mai? «J’ai quelques centaines de panneaux à retirer, on se fait un devoir de les retirer le plus rapidement possible. J’espère avoir terminé aujourd’hui (il rit). En fin de journée, on se retrouve à Wavre, dans notre quartier général. En fonction des résultats, j’irai peut-être à Namur ou à Bruxelles. De toute façon, je ne suis pas sûr que quelque chose se fera la nuit des élections. Ce temps-là est révolu.»

 

Laurence Smets (PS)

 

Deuxième sur la liste PS dans le Brabant wallon pour les élections régionales, la Walhinoise Laurence Smets était très satisfaite de sa campagne. Une période qu’elle apprécie. «Elle s’est globalement bien passée, assez dynamique et fatigante. C’est toujours chouette une campagne, car ce sont de belles rencontres. Ici, en tant que candidate à la Région, je suis partie dans les 27 communes du Brabant wallon, du côté de Rebecq, Hélécine, Orp-Jauche ou Tubize. Cela me permet de voir d’autres réalités que celle de Walhain. C’était super intéressant, avec de belles rencontres.»

Une campagne justement bien différente du mois d’octobre où le mayorat de Walhain était en jeu. cette fois-ci, il n’y a rien eu de méchant comme j’ai pu vivre aux communales. C’est beaucoup moins personnalisé. On parle d’un projet de vie, d’un projet de société. On est moins sur les personnes, plus sur les valeurs», avance Laurence Smets.

Son devoir de citoyenne accompli, sur le coup de 10 h, sa journée ne s’arrête pas là pour autant. «Je vais aller voter, car j’ai une procuration. Puis je vais chercher ma fille à l’équitation, car j’ai été une mère indigne ces dernières semaines (elle rit). Je vais ensuite enlever les panneaux à 13 h, car c’est une pollution visuelle. Je n’aime pas laisser ça. Un peu de repos et je file ensuite sur Braine-l’Alleud à la Maison du Peuple. Il y a une série de militants qui ont été super sympathiques en distribuant des tracts dans tout Braine-l’Alleud. Cela fait tout de même 15 000 boîtes aux lettres. Enfin je me rendrai ce soir à notre quartier général, à Wavre», conclut la socialiste.

Les candidats aux élections fédérales

 

Charles Michel (MR)

 

Le premier ministre sortant Charles Michel (MR) et sa compagne Amélie Derbaudrenghien, enceinte de leur deuxième enfant, se sont rendus dimanche à 08 h 30 dans un bureau de vote de Limal (Wavre), dans le Brabant wallon.

Charles Michel est apparu souriant devant la presse à la sortie de l’isoloir. Il est attendu au siège du MR à Bruxelles en soirée pour prononcer un discours.

 

Olivier Vanham (cdH)

 

«Tout à gagner, rien à perdre»

Tête de liste au Fédéral pour la première fois, Olivier Vanham (cdH) est venu voter en famille dimanche matin au stade Gaston Reiff, à Braine-l’Alleud. Le terme d’une campagne qu’il juge sereine, alors que les Humanistes brabançons wallons n’ont plus de siège au parlement fédéral et que l’objectif affiché est d’y revenir.

«Je n’avais pas la pression d’un siège à préserver: en clair, rien à perdre et tout à gagner, indiquait le Brainois devant le bureau de vote. Et la campagne n’a pas été agressive, il n’y a pas eu de tension ou de difficultés particulières. Évidemment, pour moi, avec une tête de liste au Fédéral, il y avait une exigence de contenu: il faut maîtriser de nouvelles matières, conjuguer à la fois le fond et la campagne de terrain, et on est davantage sollicité. Se retrouver dans des débats face à un premier ministre sortant ou à des hommes politiques d’expérience comme André Flahaut, c’est impressionnant. Mais il y a eu beaucoup de respect. Je n’ai pas senti de mépris, ou quoi que ce soit dans ce genre-là.»

Après avoir glissé son bulletin dans l’urne, Olivier Vanham battra à nouveau la campagne ce dimanche après-midi, mais ce sera cette fois pour démonter ses panneaux.

«On fera ça à partir de midi. Au lieu de stresser ou de tourner en rond en attendant des résultats dont on sait qu’ils n’arriveront pas tout de suite, c’est le mieux à faire», sourit-il.

 

Simon Moutquin (Écolo)

 

«La campagne s’est très bien passée, indique Simon Moutquin tête de liste Écolo à la Chambre. On a eu un très bon accueil de la population et les gens nous ont parlé du climat. oui, je suis une nouvelle tête dans la politique mais je suis – confiant et pas du tout stressé.»

Et en attendant les premiers résultats, le Chaumontois indique qu’il va «travailler dans mon potager.»

 

Coralie Vial (Écolo)

 

Comment s’est déroulée la campagne?

J’ai axé ma campagne sur les rencontres. J’ai participé à quelques débats, à des ateliers sur différents thèmes, la fonction publique, la biodiversité, la migration, l’environnement… Cela s’est bien passé, la rencontre sur la biodiversité a attiré beaucoup de monde. J’ai rencontré André Flahaut, Mathieu Michel au cours de ces rencontres. Je me suis aussi promenée sur les marchés d’Ottignies, de Wavre, de Waterloo. J’ai fait du porte à porte, j’ai varié les quartiers, dans Louvain-la-Neuve, je suis aussi allée au Buston à Limelette.

Qu’allez-vous faire cette après-midi?

Je vais me rendre chez les parents de mon mari à Chastre. Ensuite, j’irai faire un sauna ou un hammam l’après-midi, pour me relaxer. Le soir, j’irai rejoindre le groupe Écolo, chez Augustin à Louvain-la-Neuve.

 

André Flahaut (PS)

 

«Les pensions, le pouvoir d’achat et l’assurance-maladie sont les trois sujets qui reviennent le plus régulièrement dans les préoccupations des gens, a fait remarquer André Flahaut, tête de liste PS au fédéral, en arrivant ce dimanche matin dans les bureaux de vote de l’IPET. On a aussi senti dans cette campagne une manifestation de crainte à l’égard de la NVA et une insatisfaction vis-à-vis du gouvernement fédéral sortant.»

Le ministre de la fédération Wallonie-Bruxelles espère bien entendu que cela fera le jeu du PS. «On sent une envie de changement, dit-il. À nous de bien expliquer nos propositions. Dans ce scrutin, on doit s’attendre à voir Écolo progresser. Quant au MR, on verra dans quelle mesure il recule. Enfin, on sera attentif au comportement du cdH.»

André Flahaut entamera ses analyses dans l’après-midi. Avant cela, il aura fait ses courses et profiter paisiblement d’un repas au restaurant en compagnie de sa fille.

 

Emmanuel Burton (MR)

 

C’est très détendu que le bourgmestre de Villers-la-Ville, Emmanuel Burton, troisième sur la liste MR à la Chambre, a été voter ce dimanche, vers 8 h 30 au hall de voirie. «Franchement, la campagne s’est mieux déroulée que ce que je ne pensais. L’accueil a été très bon et elle a fait du bien car elle nous a permis de corriger certaines fake news et mauvaises informations qui circulaient. Il y avait aussi beaucoup moins d’agressivité que lors des élections communales, c’est sûr. Surtout à Villers-la-Ville.»

Son devoir accompli, il va devoir attendre impatiemment les résultats de ces élections. «Je vais faire le tour de quelques bureaux de vote. Pas pour des raisons électorales, mais pour m’assurer que tout se passe bien. Puis je vais aussi à l’administration communale pour voir si tout est en ordre et se déroule comme il faut. Ensuite, je vais soutenir aussi le personnel communal. Dès 14 heures, tradition oblige, à la fin des votes, on retire tous les panneaux qui ne seront plus affichés, sauf oubli de notre part. Puis ce soir, j’irai à la salle Jules Colette de Bierges, avec les autres libéraux», conclut-il, serein.

 

Carole Ghiot (MR)

 

Quatrième candidate sur la liste MR aux élections fédérales, Carole Ghiot est allée voter à l’école communale de Tourinnes-la-Grosse ce matin peu avant midi.

Les candidats aux élections européennes

 

Cédric Du Monceau, 1er suppléant à l’Europe

 

Comment s’est déroulée la campagne?

J’ai choisi l’Europe parce que je la sens en danger, attaquée par des puissances internationales pour la faire éclater. L’Europe, c’est une passion. C’était une nouvelle expérience pour moi puisque la campagne a été menée dans toute la Wallonie et Bruxelles. J’ai donc voyagé à Neufchâteau, Arlon, Marcinelle et bien d’autres villes. J’ai découvert la richesse de territoires qui m’étaient inconnus. J’ai participé à quelques étapes sur le bateau du cdH. Nous voulions ainsi démontrer que les transports alternatifs et notamment le transport fluvial, sont moins polluants que la route. La campagne d’affichage était moins importante pour moi pour ces élections, j’ai juste fait quelques affiches. J’ai misé sur l’internet avec notamment 24 h de live sur Facebook.

Comment va se passer l’après-midi?

J’ai invité la famille à la maison. Nous allons prendre le repas en famille. En soirée, je serai dans une brasserie de Louvain-la-Neuve où j’ai invité tous ceux qui m’ont aidé durant la campagne. Il y a là une télévision, nous pourrons ainsi suivre les résultats.