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Fifty Shades of Racism: 500 visages bruxellois placardés sur le Mont des Arts

Gaëlle Van Rosem a fondé Fifty Shades of Racism après une agression qu’elle a elle-même subie. Avec son mouvement, l’influenceuse veut collecter les témoignages des victimes de racisme ordinaire. L’œuvre du Mont des Arts, empruntée à JR, compile 500 visages bruxellois avant les élections du 26 mai. Fifty Shades of Racism

L’influenceuse Gaëlle Van Rosem a placardé 500 visages bruxellois sur le Mont des Arts. Le but: attirer l’attention sur la montée du racisme à la veille des élections. La blogeuse réagit ainsi à une agression qu’elle a vécue à Knokke et suite à laquelle elle a fondé le mouvement Fifty Shades of Racism.

500 portraits de Bruxellois mobilisés contre le racisme s’affichent dès ce 24 mai et jusqu’au 27 mai au Mont des Arts à Bruxelles. L’œuvre urbaine est une initiative lancée par le mouvement belge Fifty Shades of Racism, né pour «libérer la parole des personnes victimes de racisme».

C’est l’influenceuse Gaëlle Van Rosem qui a fondé Fifty Shades of Racism. Tout remonte en juillet 2018. La blogueuse, suivie aujourd’hui par plus de 25.000 internautes sur Instagram, est insultée et violentée dans un club de Knokke, le Calypso. «Retourne en Afrique», s’entend-elle dire, avant d’être ramenée manu militari à la porte d’un établissement où elle est pourtant invitée. «Un garde m’a traînée comme un animal», raconte-t-elle sur YouTube dans une vidéo vue plus de 34.000 fois où elle incrimine directement les patrons de ce haut lieu de la jet-set belge.

Pro de la com et des réseaux sociaux, cette maman métisse assumée n’en reste pas là. Elle porte plainte, se raconte en ligne et lance son mouvement pour recueillir le témoignage de personnes qui, comme elle, souffrent de ce racisme tellement ordinaire qu’il en devient banal et invisible. La révolte est en marche derrière le hashtag #fsor: les vidéos se multiplient sur Instagram. Et sont réellement glaçantes.

Pour donner un retentissement à son mouvement, Gaëlle Van Rosem a usé de son influence pour recueillir le parrainage de JR, street-artist et photographe mondialement reconnu pour ses installations gigantesques, qui a entre autres bossé avec Agnès Varda. JR a ainsi donné son aval pour une déclinaison bruxelloise de son concept «Inside Out Project». Pour mettre en place celui-ci chez nous, l’influenceuse belge a shooté 500 portraits de Bruxellois et les a placardés sur les marches du Mont des Arts. Le but: marque les esprits juste avant ce dimanche électoral du 26 mai. En taille XXL.

«Les extrêmes montent à travers l’Europe. À l’approche des élections, mobilisons-nous», harangue Gaëlle Van Rosem sur la page Facebook de Fifty Shades of Racism. Où elle précise: «Les partis extrêmes se servent beaucoup plus des réseaux sociaux que les partis traditionnels. On est jeunes, on a le pouvoir de faire porter nos voix. Utilisons-le!»