TOURNAI

Élections: Trois questions à Samuel Vancoppenolle, ouvrier communal à Tournai

Élections: Trois questions à Samuel Vancoppenolle, ouvrier communal à Tournai

Samuel Vancoppenolle, ouvrier communal à Tournai, nous dit ce qu’il pense de la et des politique(s) EdA

Chaque jour dans les pages de l’Avenir/Le Courrier de l’Escaut, le temps de trois questions, nous donnons la parole à des citoyens aux profils socio-économiques différents. Aujourd’hui, c’est Samuel Vancoppenolle, 38 ans, ouvrier communal à Tournai (électricien), délégué CGSP, qui se prête à l’exercice.

Que pensez-vous de la politique, des hommes et femmes politiques, des élections?

Si je dois comparer avec il y a 20 ou 30 ans, je trouve que les politiques sont plus dynamiques de nos jours, mais il reste pas mal de choses à faire, notamment en matière environnementale; il y a eu trop de laisser-aller en ce domaine. Les hommes politiques ne peuvent plus aujourd’hui ignorer les problèmes environnementaux et sociaux. Il faut aussi se rendre compte que le monde moderne tue l’emploi et qu’il est nécessaire de se battre pour les futures générations…

Comment suivez-vous l’actualité politique en général et durant la campagne? Comment allez vous déterminer votre vote?

Chacun a ses convictions, ce que je respecte. Personnellement, je suis issu d’une famille socialiste et je reste fidèle à nos idées. Pour ce qui concerne la politique en général, je me tiens informé par les médias, mais aussi à travers les meetings en période électorale. Et quand je vais au marché, par exemple, je n’hésite pas à discuter avec les candidats, même s’ils ne sont pas de ma famille politique, c’est toujours enrichissant. Ce qui m’effare par contre, c’est de constater à quel point les jeunes sont peu informés et méconnaissent la vie politique en général.

Quels sont les problèmes que vous espérez voir traiter en priorité par les futur(e) s élu(e) s?

Le climat, bien sûr, qui implique que l’on change de mode de vie. Les politiques doivent conscientiser la population à cette nécessité.

Mais je donne aussi priorité à l’enseignement; il est indispensable de soutenir davantage les enseignants. Nous avons déscolarisé nos enfants et nous gérons nous-même leur formation car le système actuel ne nous satisfaisait pas. Cela exige pas mal de sacrifice, mais nous ne le regrettons franchement pas du tout…

Autre priorité: régler le problème du manque de structures d’accueil pour jeunes atteints de handicap, car il n’existe rien dans la région pour les moins de 18 ans. C’est un problème qui me touche car je le vis également au quotidien.