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Huawei: la Chine dénonce «les mensonges» des Etats-Unis, qui n’ont pas de «preuves»

Huawei: la Chine dénonce «les mensonges» des Etats-Unis, qui n’ont pas de «preuves»

Pompeo a accusé le groupe de mentir sur sa collaboration avec le gouvernement chinois. «Le PDG de Huawei ne dit pas la vérité au peuple américain ni au monde», a dénoncé le chef de la diplomatie américaine. AFP

«Jamais pu produire de preuves»: Pékin a dénoncé «les mensonges» des Etats-Unis à propos de Huawei, au lendemain de déclarations du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo accusant le géant chinois des smartphones de collaborer avec la Chine.

La Chine a dénoncé ce vendredi «les mensonges» des Etats-Unis à propos de Huawei, au lendemain de déclarations du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo accusant le géant chinois des smartphones de collaborer avec Pékin.

«Depuis pas mal de temps, certains responsables politiques aux Etats-Unis ont à plusieurs reprises propagé des rumeurs à propos de Huawei, mais ils n’ont jamais pu produire de preuves», a déclaré le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang, interrogé sur les propos de Mike Pompeo.

Alors que, selon Lu, la «guerre commerciale et technologique» de l’administration Trump contre la Chine suscite «de plus en plus d’interrogations» aux Etats-Unis même, «ces responsables politiques continuent à monter des mensonges de toutes pièces afin de tromper les Américains».

Washington a mis à l’index la semaine dernière le groupe Huawei, soupçonné d’espionnage au profit de la Chine. Le numéro deux mondial des smartphones sera dans trois mois interdit de se fournir aux Etats-Unis, alors qu’il dépend de la technologie américaine pour les puces électroniques utilisées dans ses téléphones.

«Le PDG de Huawei ne dit pas la vérité au peuple américain ni au monde»

Jeudi, Pompeo a accusé le groupe de mentir sur sa collaboration avec le gouvernement chinois. «Le PDG de Huawei ne dit pas la vérité au peuple américain ni au monde», a dénoncé le chef de la diplomatie américaine.

En réponse, le porte-parole chinois a défendu le fondateur de Huawei, Ren Zhengfei, ancien ingénieur militaire, qui répète que son groupe ne se livre pas à des activités d’espionnage au profit de Pékin.

La longue interview dans laquelle Ren défendait son groupe mardi «a été largement applaudie en Chine comme dans le reste du monde», a assuré Lu Kang. «Il n’y a que certains hommes politiques qui mettent sa parole en doute».