MOUSCRON

«Ce concours m’inspire pour le futur»

Ce mercredi, le concours d’orthographe a fait travailler les méninges… Derrière celui-ci, de belles motivations et de chouettes histoires.

«Avec 129 inscrits contre 101 l’an dernier, c’est un bon cru ». Dans le centre Marius Staquet baigné de soleil, c’est ainsi que Laurent Harduin, échevin des Affaires Culturelles de Mouscron, qualifie en ce mercredi après-midi la 17e édition du concours d’orthographe.

Autour de lui, copie à petits carreaux en main, les participants des classes secondaires et adultes discutent paisiblement en attendant le début de leur dictée, à 15h. Les 5e et 6e primaires, eux, ont fini d’en découdre avec le texte imaginé à leur attention par Walter D’Andrea, ancien professeur de déclamation à l’Académie de Mouscron.

On croise ainsi Ranya (1), ravie, à la sortie du Staquet. «J’avais envie de participer car cela m’inspire beaucoup pour le futur, sourit cette élève en 5e primaire à l’Institut du Sacré-Coeur Mouscron. Je pourrais peut-être devenir écrivain, et avoir de bonnes notes en français. La dictée était moyennement difficile. Je compte bien participer de très nombreuses années encore à ce concours ».

À ses côtés, Souleimane (2), un camarade de classe, retrouve son frère Mohamed qui s’apprête à concourir dans la catégorie 5eet 6e secondaires. « Je participe depuis la première secondaire, explique ce dernier. Ce qui me plaît? Le challenge, le fait de jouer à un concours. Je fais cela pour le plaisir, et c’est toujours bien organisé.»

Un peu plus tard, on croise Myriam Dhondt (3), qui participe depuis une paire d’années avec son fils Charles, 15 ans, et sa fille Louise, 19 ans. Ou encore ces copains cominois qui attendent devant la salle réservée aux 1er et 2e secondaires: «On est venus en bus depuis l’Institut Saint-Henri Comines à une vingtaine d’élèves, accompagnés par des professeurs. Avec ce concours, on souhaite se dépasser », racontent-ils. Le concours d’orthographe, c’est une question de français, mais aussi d’intéressantes motivations et de sympathiques histoires.

Organisateurs, lecteurs et correcteurs

Outre les candidats, le concours mobilise chaque année toute une série d’acteurs. À commencer par l’ASBL Conseil des Beaux-Arts et de la Culture de la région de Mouscron, qui orchestre le rendez-vous en collaboration avec le Marius Staquet et les Villes de Mouscron, Estaimpuis et Comines-Warneton (le concours étant ouvert aux habitants de ces entités, ou aux élèves qui y sont scolarisés). Il y a aussi ceux qui prêtent leur voix pour l’événement: «Nous sommes 4 à énoncer les dictées aujourd’hui, reprend Laurent Harduin : Walter D’Andréa, Maud Mallet, coordinatrice de projets au centre culturel, Alexandra Courtens, directrice du centre Marius Staquet et moi-même. Quant aux correcteurs, ils sont cinq et ont bien du travail, dès aujourd’hui et ces prochains jours! »

Les corrections terminées, les lauréats recevront un courrier les invitant à recevoir leur cadeau lors d’une cérémonie au centre Marius Staquet, le 21 juin. Mille euros de prix seront distribués, sous forme de bons d’achat dans les librairies et papeteries de la région. Quant aux autres participants, ils auront quoi qu’il en soit le vrai mérite d’avoir relevé le défi et d’avoir accepté de se remettre en cause…