Elle approche les 80 ans mais ne les paraît pas, tant elle garde la forme. Marie-Rose Fiévet a été professeur d’éducation physique dans des écoles de la région, pendant 32 ans.

Et elle n’a pas abandonné puisqu’elle propose encore quatre cours de gymnastique. De quoi garder sa jeunesse. Mais c’est une jeunesse du cœur que l’on rencontre en parlant avec Marie-Rose. On l’écouterait des heures parler de son action. En 2000, elle était en voyage touristique avec son mari Marc, au Sénégal. Lors de son séjour, une dame d’une cinquantaine d’années est décédée, sous leurs yeux, mordue par un serpent. Elle revenait d’avoir été chercher de l’eau à plusieurs kilomètres de chez elle. La décision est vite tombée. Ils allaient créer des puits pour aider les populations locales. Le premier puits construit porte le nom de sa petite-fille Victoria. C’était dans le village M’Borrock-Sissé. Pour ce faire, le couple a contacté le curé, l’imam, l’instituteur et le chef du village. Avec eux et en collaboration avec les populations locales, ils ont, à ce jour, construit près de 35 puits. Chacun porte le nom d’un de ses petits-enfants et de donateurs. Aidée de sa famille qui n’hésite pas à mettre la main à la pâte, elle se rend, à ses frais, deux fois par an au Sénégal pour voir l’évolution des travaux. Dès son arrivée, un puisatier cherche où il y a de l’eau en sous-sol. Elle travaille avec des maçons, des manœuvres, des ferronniers qui réalisent le puits. Chacun d’eux coûte 600€ et il faut une quinzaine de jours pour le construire, essentiellement dans des écoles d’enfants défavorisés ou dans des petits villages. Elle ne se limite pas à des constructions. Elle aide des familles démunies en leur apportant nourriture non périssable ou vêtements. Ces actions ne pourraient pas se faire sans les dons qu’elle reçoit et qui sont uniquement destinés à l’aide.