Beaucoup de passionnés vous le diront… La colombophilie, c’est un sport, certes, mais c’est avant tout un art! Élever des pigeons voyageurs et les faire concourir n’est pas donné à tout le monde.

Plutôt bien représentée en Belgique et particulièrement dans le Hainaut, cette discipline exigeante demande beaucoup de passion et d’amour pour ces oiseaux. Dans la Cité des géants, l’Alliance Colombophile Athoise, présidée par Frédéric Jonckers, n’en manque pas. Créée il y a plus de 100 ans, elle rassemble, chaque semaine, près de 90 amateurs passionnés dans un local du Quai de l’entrepôt. Organiser et participer aux concours (de vitesse, demi-fond et fond) nationaux et internationaux de pigeons voyageurs, cela fait partie des missions du club. Le vendredi, les membres procèdent à l’enlogement des pigeons inscrits au concours avant leur transport sur le lieu du lâcher. Au départ de villes françaises ou belges, les pigeons voyageurs prennent leur envol. Quel que soit le point de départ, ils n’auront pour seul objectif, que celui de revenir à l’endroit où ils sont nés et où ils ont réalisé leur premier envol. Le gagnant? le plus rapide à rejoindre son pigeonnier en fonction de la distance parcourue. En Belgique, certains membres, comme Dany Dusausoit et Albert Meuret, se sont déjà illustrés en remportant des premiers prix nationaux.

Bien que ce sport ancestral se perde un peu dans le pays, il suscite toujours l’intérêt des jeunes générations puisque l’Alliance Colombophile Athoise a la chance de compter sur une relève dynamique. Si parfois la colombophilie a mauvaise presse, le président tient à rappeler le lien particulier qui unit l’éleveur à l’animal. «On y est très attaché. Ce sont comme des animaux de compagnie. Tous les jours, ils sortent, ils volent. Ils sont hypersoignés», précise-t-il.

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M.B.