BRUXELLES

Rassemblement devant la police fédérale pour dénoncer l’arrestation de sans-papiers

Rassemblement devant la police fédérale pour dénoncer l’arrestation de sans-papiers

BELGA

À la suite de l’arrestation d’une cinquantaine de personnes sans-papiers dans deux squats et un mobilhome jeudi matin à Bruxelles, une centaine de militants se sont rassemblés de 18h00 à 19h00 devant les locaux de la police fédérale situés rue Royale. Ils ont été dispersés par les forces de l’ordre. Il n’y a pas eu d’arrestation.

Après un temps passé à l’extérieur, les militants ont décidé d’entrer à l’intérieur des locaux de la police pour demander des explications et appeler à libération des personnes sans-papiers, notamment de celles originaires du Soudan. Des slogans ont été chantés dans le hall. Des policiers ont repoussé les manifestants à l’extérieur de l’immeuble, puis les ont progressivement éloignés de l’entrée. Du gaz a été utilisé pour disperser les manifestants, ce que confirme la porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles Ilse Van de Keere. Elle précise que l’action était tolérée sur le trottoir. Le groupe s’est cependant disloqué après cet affrontement.

Les participants à l’action s’inquiètent plus particulièrement du sort des Soudanais à cause des faits de torture dénoncés dans ce pays. «Nous nous opposons à la criminalisation des personnes sans-papiers, qui plus est lorsqu’elles viennent d’une dictature comme le Soudan», explique un militant. «Les rafles ne protègent pas la population. Cela doit cesser».