ÉLECTIONS 2019

VIDÉO | Des gilets jaunes interrompent le «Duel des Premiers» entre Michel et Di Rupo sur RTL-TVI

Trois gilets jaunes sont parvenus à infiltrer le débat entre le Premier ministre démissionnaire Charles Michel et l’ex-Premier ministre Elio Di Rupo, ce mercredi soir sur RTL-TVI.

Scène cocasse lors du «Duel des Premiers» ce mercredi soir sur la chaîne privée. Alors que Charles Michel et Elio Di Rupo débattaient de leurs bilans respectifs à la tête du pays face à Laurent Haulotte, des gilets jaunes ont fait irruption sur le plateau de l’émission.

Deux hommes et une femme, qui s’étaient fait passer pour des spectateurs, ont interrompu Charles Michel alors que celui-ci détaillait les mesures prises par le gouvernement en faveur du climat. «S’il vous plaît, entendez notre message», a notamment lancé la dame.

Les trois «perturbateurs» ont été conduits hors du plateau dans le calme, tandis qu’un gilet jaune a été laissé au pied du plateau.

Diffusée en direct, l’émission a très vite repris son cours.

Un débat crispé conclu sans exclusive de l’un vis-à-vis de l’autre

Le débat des Premiers ministres a donné lieu à des échanges crispés entre le président du PS Elio Di Rupo et son successeur à la tête du gouvernement fédéral, le président du MR Charles Michel. En dépit des divergences qui les opposent, les deux chefs de file n’ont émis aucune exclusive l’un vis-à-vis de l’autre, soucieux de participer, chacun en ce qui le concerne, à un gouvernement au service du dynamisme économique, de la protection sociale et du défi climatique.

Le Premier ministre sortant, Charles Michel, a redit sa disposition à «assumer (à nouveau) des responsabilités» si un projet s’avère possible avec l’objectif d’assurer le développement et le dynamisme économique du pays et rendre les citoyens plus libres, moins inquiets pour leur emploi et la protection sociale.

Son prédécesseur, Elio Di Rupo, a plaidé en faveur d’un gouvernement doté d’un «programme le plus progressiste possible», soulignant que les gens avaient «assez souffert». Il a précisé qu’»aucune exclusive» ne serait prononcée par lui, laissant cela à la N-VA. Pour Elio Di Rupo également, la protection sociale, le développement économique, le défi climatique et des libertés individuelles accrues doivent motiver l’action de la future équipe.

Ces plaidoyers relativement consensuels ont conclu une petite heure de débat plutôt crispé entre les deux chefs de file qui se sont lancés à la tête leurs bilans respectifs et ont opposé l’un à l’autre des programmes souvent divergents.