Ludivine Dedonder: à l’écoute sur le terrain et décoiffée sur les ré seaux sociaux

Si l’agenda de Ludivine Dedonder est bien rempli, ce n’est pas spécialement parce que la campagne électorale bat son plein.

«Pour moi, la campagne, c’est tous les jours, nous dit-elle. C’est avant tout savoir se rendre disponible et répondre aux sollicitations des uns et des autres, c’est être à l’écoute au quotidien… C’est en tout cas ce que j’essaie de faire également dans ma fonction d’échevine.»

Si l’on excepte les quelques rendez-vous incontournables et les rencontres organisées par le parti (PS), il n’est pas simple de «suivre Ludivine» dans le cadre de ce qui ne pourrait s’apparenter strictement qu’à une campagne électorale personnelle. Vous la surprendrez peut-être en train de distribuer des tracts, mais alors ce sera généralement auprès d’une population qu’elle connaît déjà. Si vous la croisez sur le marché hebdomadaire, c’est qu’elle va y acheter ses légumes (Ludivine est «végétarienne de naissance»)

«Franchement, ce n’est pas mon truc d’aller vers des gens que je ne connais pas pour leur imposer un tract électoral que certains jetteront ensuite sur la voie publique… Quand je travaillais au sein du cabinet de Michel Daerden – N.D.L.R.: elle y a été conseillère entre 2000 et 2006 – on m’a parfois demandé d’aller faire ce type d’opération sur des marchés et cela me mettait vraiment mal à l’aise…»

Au foot, par passion

Quand nous l’avons accompagnée, Ludivine allait accueillir les passagers des croisières fluviales sur l’Escaut organisées au départ du pont des Trous. Ici aussi, c’est avant tout dans le cadre de ses compétences scabinales qu’elle effectuait cette démarche. D’autant que cette activité attire, en semaine généralement, un large public de personnes plus âgées (Ludivine a notamment le tourisme et le 3e âge dans ses compétences). À peine avait-elle franchi la passerelle, la jeune candidate tournaisienne a été interpellée par un monsieur de 87 ans lui rappelant les bons moments passés avec son grand-père, Jean Dedonder, buteur au Racing de Tournai quand le club remporta la coupe de Belgique en 1956. Certes, Ludivine n’était pas encore née – elle n’a que 42 ans – «mais cette histoire m’a été tellement racontée dans mon enfance que j’ai l’impression de l’avoir vécue, rappela-t-elle à son interlocuteur. Si bien que je me suis pris d’une véritable passion pour le foot. J’ai d’ailleurs voulu devenir journaliste sportive à un momentdonné (NDLR: certains se souviendront qu’elle a collaboré à la RTBF, ainsi que sur No télé…).

C’est encore par passion pour le foot que j’ai voulu suivre les cours à l’unif de Liège (comme ingénieur de gestion), pour effectuer un job étudiant au Standard.»

En faire plus, au Parlement

Mais sa vie – qui se conjugue avec celle du collège communal de Tournai depuis 2006 – Ludivine n’aura guère le temps de l’évoquer davantage avec son interlocuteur, car à l’issue de son petit mot d’accueil à l’adresse de la cinquantaine de personnes qui avaient embarqué ce jour-là, il était temps de rejoindre son bureau de l’hôtel de ville pour éplucher le courrier, mais aussi pour entendre les doléances des uns et des autres.

«Des cas malheureux, j’en rencontre souvent, confie-t-elle, comme celui de cette dame venue expliquer qu’elle ne s’en sortait plus avec 1 077€ de pension mensuelle alors qu’elle avait travaillé toute sa vie… C’est pour me battre contre ce genre d’injustice que je veux aller défendre nos propositions au Parlement.

Car même si on essaie de changer les choses au niveau communal, on reste limité dans nos moyens si rien ne bouge plus haut.»

Hyperactive, durant ces quelques heures passées en sa compagnie comme dans la vie en général, Ludivine nous aura encore emmené dans les greniers d’Attitude Show où elle contribue au choix des costumes du Karaoké des personnalités, une opération mise sur pied depuis 12 ans en faveur d’institutions pour handicapés de la région et qu’elle ne raterait pour rien au monde, que des élections soient ou non programmées à l’approche de la date du spectacle (les 18 et 19 mai cette année).

Lors de notre rencontre, elle aura encore songé à poster l’une de ses vidéos (de campagne, cette fois…). Après «Ludivine est malade» et « Ludivine attend le train », c’est « Ludivine a pris de l’âge »qu’elle a envoyé sur sa page Facebook.

Enfin, elle aura également, au cours d’une journée particulièrement bien remplie, pris soin de se réserver de trop rares moments en famille, notamment avec le fiston qu’il aura fallu conduire au sein de son club de foot et pour accorder un peu de temps à son bourgmestre qui reste son plus fidèle manager de campagne.