MOBILITÉ

E411: les «covoitureurs» sur la bande d’arrêt d’urgence pendant 4 km

La bande d’arrêt d’urgence s’ouvre au covoiturage sur la E411 entre Wavre à Rosières. Et après? Faut revenir dans les bouchons…

Depuis ce mardi matin, deux projets pilotes de covoiturage innovants ont été lancés au nord et au sud de l’autoroute E411/A4, à Wavre et à Arlon.

Pour ce qui concerne le Brabant wallon, le projet se situe entre Wavre et Rosière, soit sur environ 4 kilomètres et concerne les voies en direction de Bruxelles. Après, on passe en région flamande qui n’a encore donné son autorisation pour utiliser la bande d’arrêt d’urgence, faut donc remonter sur l’autoroute et dans les bouchons comme tout le monde. Les discussions entre régions continuent, souligne-t-on du côté du cabinet du ministre.

Concrètement, la bande d’arrêt d’urgence peut être empruntée en cas d’embouteillage, avec une vitesse maximale autorisée de 50 km/h, par tout véhicule léger comprenant au minimum 3 personnes – conducteur compris – à son bord.

D es dispositifs électromécaniques permettront de vérifier si ces consignes sont bien respectées. Pour tout véhicule dont le gabarit est inadapté ou dont les occupants ne sont pas suffisamment nombreux, une fiche de verbalisation sera créée et transmise pour validation à la Police. Les amendes pourront s’élever à 58€.

«Ces projets pilotes contribueront à diminuer la congestion automobile à l’approche de Bruxelles et de la frontière luxembourgeoise, souligne Carlo DI Antonio. Écologique, convivial et économique, le covoiturage est aujourd’hui simple à organiser et doit s’imposer comme une véritable solution de mobilité. Que ce soit en termes d’infrastructures ou de véhicules, il permet d’utiliser au maximum des ressources déjà existantes.»

En Belgique, plus de 8 automobilistes sur 10 sont seuls dans leur voiture. 10% d’autosolistes en moins permettrait de diminuer les files de 40%. 25% d’autosolistes en moins pourrait mettre un terme aux bouchons.

Ces projets s’intègrent dans la vision Fast 2030 du Gouvernement wallon qui, pour rappel, entend endiguer de manière intégrée et cohérente l’ensemble des nuisances occasionnées par la mobilité. Dans ce cadre, en ce qui concerne la charge moyenne des véhicules, l’objectif est de tendre vers un taux d’occupation de 1.8 personne/véhicule à l’horizon 2030 (contre 1.3 actuellement).