PROCHE-ORIENT

Un bébé et sa tante tués à Gaza

Un bébé et sa tante tués à Gaza

Gros regain de tension dans la bande de Gaza, ces dernières heures. AFP

Les proches d’une fillette et d’une Palestinienne mortes samedi dans la bande de Gaza lors d’une nouvelle flambée de violences avec Israël ont corrigé dimanche des informations des autorités gazaouies, précisant que la femme tuée était une tante et non la mère du bébé.

Le décès des deux Palestiniennes a donné lieu à des versions contraires de la part du ministère gazaoui de la Santé relevant du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza, et de la part de l’armée israélienne.

Le ministère gazaoui avait indiqué samedi que Falastine Abou Arar, âgée de 37 ans et enceinte, et sa fillette de 14 mois, Saba Abou Arar, avaient été tuées dans une frappe israélienne alors qu’elles se trouvaient au domicile familial, à l’est de la ville de Gaza.

L’armée israélienne a démenti et dit qu’elles avaient été tuées par une roquette du Hamas ayant explosé à l’intérieur de l’enclave.

Le père du bébé de 14 mois, Mahmoud Abou Arar, 31 ans, a dit dimanche à l’AFP que Falastine Abou Arar était en fait la femme enceinte de son frère, et donc la tante, et non pas la mère, de la fillette tuée, contrairement à ce qu’avait rapporté le ministère de la Santé. Il a expliqué que l’erreur pouvait provenir de la grande proximité et du rapport mère-fille entre Falastine et Saba.

La véritable mère de Saba, Racha, a divorcé de Mahmoud Abou Arar et ne vivait pas dans la maison familiale, ont dit des parents.

«Il y a eu d’un seul coup une explosion et une roquette», tirée selon lui par un drone israélien, a dit Mahmoud Abou Arar. «Les femmes et les enfants, tous des membres de la famille Abou Arar, mes enfants et les leurs, étaient alors réunis à un endroit près de la maison», a-t-il dit.

L’armée israélienne a dénoncé dans les informations du ministère gazaoui «la propagande des organisations terroristes dans toute sa splendeur».

Un porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, a dit que la mort des deux Palestiniennes avait été causée par «une roquette tirée par le Hamas et qui a explosé là où elle n’aurait pas dû».

La bande de Gaza et ses environs était le théâtre dimanche d’un deuxième jour consécutif de violences. Les tirs de roquettes palestiniennes en direction du territoire israélien et les représailles israéliennes ont causé la mort depuis samedi de trois civils côté israélien et de neuf Palestiniens, dont plusieurs combattants.