LUSTINE

Victor Alexandre, ce pédaleur fou de la Vieille Boucle lustinoise

Pour la troisième fois consécutive, le Lustinois de 23 ans, Victor Alexandre, a battu tous les records de la Vieille boucle. Il est indétrônable.

Les dents serrées, le regard fixé sur la route et la moustache dessinée sur son visage bien relevée, le Lustinois Victor Alexandre n’a jamais donné l’impression de perdre les pédales dimanche, lors de cette 6e édition de la Vieille boucle lustinoise. Il a avalé 30 kilomètres et 780 mètres de dénivelé sans laisser une miette à ses adversaires. Personne n’a pu accrocher sa vitesse de croisière. Un rythme impressionnant.

Et à quelques mètres de l’arrivée, après un dernier sprint en solo, il a laissé exploser sa joie pour fêter son troisième sacre consécutif dans son village. Comme un vrai professionnel, il a lâché son guidon et levé le poing vers le ciel. «C’est incroyable, Victor Alexandre est, une nouvelle fois, le grand vainqueur de cette Vieille boucle», lançait le speaker au micro.

Plus de deux minutes d’avance

Plus que la victoire encore, il a battu son record personnel de 2018: six tours et environ 30 kilomètres en à peine 1h03 minutes et 50 secondes. C’est presque deux minutes de mieux que l’année dernière. «C’était mon objectif, souriait le Lustinois de 22 ans. J’y suis parvenu grâce à un entraînement intensif. Je me prépare pour réaliser des triathlons.»

Ce féru de sport connaît, évidemment, les routes lustinoises et le parcours comme sa poche. Un atout indéniable mais insuffisant pour prétendre à une victoire ou même un podium. «Il faut s’entraîner tous les jours, même lorsqu’on n’a pas envie et que le temps ne s’y prête pas.» Ses efforts ont, une nouvelle fois, payé. Preuve de sa suprématie, son plus proche adversaire pointait à plus de 2 minutes et 30 secondes.

Problème de plateau

Le vent et la pluie, qui ont rafraîchi les ardeurs de plus d’un participant, n’ont pas non plus réussi à freiner ce champion. «Le plus difficile pour moi, c’était de m’adapter au vélo, ajoutait Victor Alexandre. Chaque année, on me prête une nouvelle bécane vintage (NDLR: un cadre en acier, les vitesses au niveau du cadre, pas de cale-pied automatique). Et ici, j’ai découvert en début de course que je ne pouvais pas changer de plateau (rires). J’étais coincé au premier.Dans les montées c’est bien mais pour accélérer… c’était une autre histoire.C’est la beauté de cette Vieille boucle!»

Il l’a promis, il sera à nouveau sur la ligne de départ l’an prochain. «Peut-être pour battre à nouveau ce record», expliquait-il quelques minutes après avoir franchi la ligne d’arrivée. Il se lance donc déjà un nouveau défi. Il n’a, en revanche, pas promis de se laisser pousser la moustache. C’est peut-être pour des raisons d’aérodynamisme.