SCHAERBEEK

VIDÉO | Une équipe de RTL-TVI agressée à la Gare du Nord

VIDÉO | Une équipe de RTL-TVI agressée à la Gare du Nord

L’équipe de RTL filmait les sous-sols de la gare, sur les quais de bus. RTL

Une équipe de RTL a été agressée ce dimanche aux abords de la gare de Bruxelles-Nord à Schaerbeek. Elle réalisait un reportage sur la décision des chauffeurs De Lijn de zapper l’arrêt suite à des rumeurs de maladies chez les migrants qui y vivent en transit.

Une équipe de RTL-TVI, qui tournait un sujet à la Gare du Nord, a été agressée dimanche matin, rapporte la chaîne de télévision. Selon la police locale, personne n’a été blessé.

RTL-TVI tournait un sujet sur la décision des chauffeurs de De Lijn de ne plus s’arrêter à la Gare du Nord, craignant notamment une épidémie de gale, quand elle a été violemment interpellée par un individu qui a notamment arraché un micro.

L’agression est donc intervenue suite au nouveau refus des conducteurs de De Lijn de s’arrêter à la gare du nord. Motif: des maladies comme la gale, la tuberculose et la malaria, auraient été signalées parmi les migrants qui se trouvent fréquemment en transit sous les travées de la gare. Sur fois de ces rumeurs, les chauffeurs ont donc de leur propre initiative décidé de ne plus s’arrêter à la gare.

Ce n’est pas la première fois que les passagers de De Lijn doivent subir ces désagréments puisque les bus flamands ont été empêchés de s’y arrêter pendant plusieurs jours en 2018 en raison de l’insécurité des lieux.

Ces fréquentes décisions ont une nouvelle fois poussé Bernard Clerfayt, Bourgmestre de Schaerbeek, à monter au créneau ce dimanche 5 mai en exigeant du fédéral qu’il s’attaque une fois pour toutes à la question des migrants en transit dans le quartier de la gare du Nord et des alentours du parc Maximilien.

«Pas d’épidémie à Bruxelles-Nord»

Les chiffres de Médecins du Monde ne confirment aucune épidémie de tuberculose, de malaria ou de gale à la gare de Bruxelles-Nord, indique l’ONG par communiqué dimanche alors les chauffeurs de la société de transports en commun flamande De Lijn ont décidé de ne plus s’arrêter à la gare bruxelloise, craignant pour leur santé et celle de leurs passagers.

«Selon les chiffres des consultations médicales dans le hub humanitaire (créé en septembre 2017 avec six autres organisations, NDLR), il n’est pas question d’épidémie de tuberculose, de malaria ou de gale: le nombre de cas présumés de tuberculose reste stable et celui de gale a même baissé», détaille Médecins du Monde dans son communiqué. «Rien de neuf sous le soleil: il n’y a pas plus de migrants, pas de flambées de maladie et pas d’épidémies.»