MOLENBEEK

Une piste d’essai intérieure dans le nouveau showroom de Cowboy

Le nouveau QG de Cowboy quai du Hainnaut à Molenbeek intègre... une piste d’essai intérieure. Cowboy - Jeroen Verrecht

Le développement du vélo électrique urbain et connecté Cowboy passe à la vitesse supérieure. La start-up bruxelloise ouvre un «saloon» à Molenbeek et se lance en France, Allemagne et Hollande.

La start-up belge Cowboy se lance à l’international. Cette société qui développe des vélos électriques urbains et connectés va en effet s’attaquer aux marchés néerlandais, français et allemand, annonce-t-elle vendredi. En Belgique, l’entreprise, qui a écoulé environ 1.000 deux roues en un an de commercialisation, va continuer son développement. Celui-ci se traduit entre autres par le lancement d’une nouvelle version de l’engin et l’ouverture, dès à présent, d’un «saloon» à Bruxelles, où il est possible de voir et de tester l’engin (lire cadrée).

Le vélo Cowboy coûte 1.990 euros. «Un prix très agressif, là où le montant moyen en Europe pour un deux-roues électrique est de 2.200 euros», situe Adrien Roose, cofondateur et CEO de la jeune structure.

Une piste d’essai intérieure dans le nouveau showroom de Cowboy
Le vélo connecté Cowboy, «un pari réussi» selon son fondateur Adrien Roose. Cowboy

La «nouvelle» machine pèse 16 kg et dispose d’une batterie avec une autonomie allant jusqu’à 70 km, contre 50 km pour la version précédente.

Un an après sa commercialisation en Belgique, un millier d’unités du vélo ont été écoulées et Cowboy s’est rapidement retrouvé sold out. Un million de kilomètres ont été parcourus. «Un pari réussi!» , se félicite Adrien Roose.

Pas de vélos partagés

De quoi justifier le lancement à l’international, aux Pays-Bas, en Allemagne et en France, selon la start-up. Pour cela, la jeune structure a levé 10 millions d’euros de fonds l’an dernier. Après avoir récolté 700.000 euros début 2017, elle avait ensuite levé 2,5 millions fin de cette même année afin de permettre la commercialisation du vélo.

Si Cowboy confie avoir été sollicité par la STIB pour des vélos partagés, la société a cependant décliné. Cela ne fait pas partie de sa stratégie pour le moment, justifie-t-elle.

Un «saloon» à Molenbeek

La société bruxelloise, qui emploie désormais une quarantaine de personnes dans la capitale, ambitionne de vendre 10.000 unités de son engin dans l’année à venir sur ces quatre marchés. Elle a d’ailleurs lancé son modèle 2019. Il sera exhibé au moins jusqu’à la fin de l’année dans le «Saloon» de Cowboy, situé dans le quartier du Canal à Molenbeek.

D’une superficie de 700m2, ce lieu intègre une piste de test intérieure. Il est possible d’y commander un exemplaire ou de le faire via le site www.cowboy.com. On peut aussi l’essayer «à domicile» dans douze villes du pays, dont Gand, Anvers, Bruges, Bruxelles, Louvain, Liège ou Namur. Près de la moitié des acquisitions se sont ainsi faites de cette manière et la plupart des ventes ont eu lieu au nord du pays.