BRUXELLES

«1% de la population privée de droits»: ils recouvrent les panneaux électoraux pour donner voix aux sans-papiers

500 affiches ont été collées à Saint-Josse, Etterbeek et Schaerbeek entre autres. collectif Not In My Name

Le collectif Not In My Name a collé 500 affiches sur les panneaux électoraux encore vierges pour dénoncer la situation des personnes sans-papiers en Belgique. Elles annoncent une manif ce week-end.

Le collectif Not In My Name a collé, durant la nuit de mercredi à jeudi à Bruxelles, 500 affiches sur les panneaux électoraux encore vierges pour dénoncer la situation des personnes sans-papiers en Belgique et exiger leur régularisation, indique-t-il par communiqué. Les affiches appellent à participer à la manifestation qui se tiendra dimanche dans la capitale pour réclamer les droits des sans-papiers et rappelé les revendications du mouvement, à un mois des élections.

«150.000 personnes sans-papiers en Belgique sont privées de droits, confrontées à l’insécurité et à l’exploitation économique. En effet, leur situation administrative rend théoriquement difficile et impossible en pratique l’accès à des soins de santé, à un logement et un travail décent et à une vie digne. C’est pour dénoncer cette situation que 500 affiches ont été collées sur des panneaux électoraux», expliquent les activistes de Not In My Name dans un communiqué publié jeudi.

«Les sans-papiers ne sont représentés par aucun parti politique, cela nous semblait important de le rappeler en cette période préélectorale. Car quand on n’est pas représenté, on n’a aucun droit», renchérit Camille, qui a participé à l’action.

Une manifestation est organisée dimanche à Bruxelles, un mois avant le triple scrutin du 26 mai, pour exiger la régularisation de tous les sans-papiers. Le départ est fixé à 14h00 à Bruxelles-Nord.

Dans son mémorandum publié début mars, la Coordination des sans-papiers demandait la création d’une commission de régularisation avec cinq critères de régularisation permanents, à savoir prendre en compte la procédure devant le Conseil d’Etat dans le calcul de la durée de la longueur de la procédure d’asile, élargir le concept d’impossibilité de retour aux pays où les libertés fondamentales ne sont pas assurées, accorder une attention particulière aux personnes gravement malades ou souffrant d’un handicap, tenir compte des attaches sociales développées dans le pays d’accueil et/ou des circonstances humanitaires et enfin, considérer le projet de contribution socio-économique du réfugié en Belgique.