RÉGIONS

Décès suspect d’un enfant de 9 ans dans un centre d’asile à Ranst

Décès suspect d’un enfant de 9 ans dans un centre d’asile à Ranst

(photo d’illustration) BELGA

Cinq personnes ont été interpellées: le corps d’un garçon de neuf ans a été retrouvé, ce mercredi, sur le terrain d’un centre d’asile à Broechem (Ranst).

Le corps d’un garçon de neuf ans a été retrouvé, ce mercredi, sur le terrain d’un centre d’asile à Broechem (Ranst). Il y vivait avec sa mère âgée de 26 ans, indique le parquet d’Anvers. Il s’agit d’un décès suspect. Cinq personnes ont été interpellées dans le courant de la journée.

L’enfant avait disparu depuis lundi soir vers 22h alors qu’il roulait à vélo dans le centre. Son vélo avait été retrouvé plus tard mais le garçon était toujours porté disparu. Une recherche a été entreprise ce mercredi sur les terrains du centre d’asile. Le corps de l’enfant a finalement été retrouvé dans un fossé. Le décès est suspect, selon le parquet.

Le parquet a demandé à un juge d’instruction d’instruire une enquête pour des faits de meurtre. Le juge d’instruction, le labo et un médecin légiste sont intervenus sur place pour les premières constatations.

Cinq suspects ont été interpellés et seront entendus. Le parquet n’a pas donné de précisions sur leur identité et leur rôle présumé dans le décès.

De Block: «Ce qui est arrivé est dramatique»

La ministre de l’Asile et de la Migration Maggie De Block était abasourdie, ce mercredi soir, après avoir appris le décès suspect d’un enfant de neuf ans dans le centre d’asile de Broechem (Ranst). «Ce qui est arrivé est dramatique», a-t-elle dit. «Il n’y a pas de mots pour cela».

La ministre a ajouté que l’enquête était dans les mains de la police et de la Justice et qu’elle espérait que les circonstances du drame seront rapidement éclaircies. «Les coupables seront punis», clame-t-elle.

«Je suis la situation de près en collaboration avec Fedasil (l’agence responsable de l’accueil des réfugiés) et nous nous occupons de l’accompagnement de la mère et de la famille. Perdre un enfant pour une mère, et de cette manière, est la pire des choses».

Les collaborateurs du centre sont très choqués par les événements, selon la ministre.