BRUXELLES

Pour 32 millions, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles va devenir proprio de son bâtiment

Pour 32 millions, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles va devenir proprio de son bâtiment

C’est l’assureur Ethias qui est propriétaire du bâtiment du Parlement Wallonie-Bruxelles. BELGA

Locataire depuis dix-huit ans, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a décidé d’acquérir le bâtiment qu’il occupe en bordure du Parc de Bruxelles.

L’idée, émise par le Bureau de l’assemblée, a été approuvée à l’unanimité par la commission du Budget et devrait être validée ce mercredi après-midi en séance plénière.

Le Parlement déboursera près de 32 millions d’euros, dont 25 financés par un emprunt, le solde étant supporté par des fonds propres.

De style néoclassique, le bâtiment, connu sous le nom d’Hôtel de Ligne, est propriété de l’assureur Ethias mais loué depuis 2001 par l’assemblée francophone.

Le loyer actuel tourne autour de 2,6 millions par an, un coût que le Parlement trouvait trop élevé par rapport au prix estimé sur le marché bruxellois (1,6 million d’euros).

Après plusieurs offres d’achat sans succès, ponctuée par une menace du Parlement de ne pas renouveler son bail à échéance, Ethias a finalement consenti à vendre son bien, entièrement rénové en 2001.

Une bibliothèque et plusieurs salons historiques

Le compromis de vente devrait encore être signé avant les élections du 26 mai prochain. L’acte devrait quant à lui être passé avant la rentrée parlementaire de septembre.

Outre l’hémicycle qui accueille les 94 députés de la Fédération, l’Hôtel de Ligne héberge différentes salles de commissions, certains services administratifs du Parlement, ainsi que les collaborateurs des différents groupes politiques.

Il est doté d’un lumineux atrium, d’une bibliothèque et de plusieurs salons historiques.

Le président du Parlement, ainsi que les services du greffe, sont hébergés non loin de là, à l’Hôtel du Greffe, situé au 6 rue de la Loi.

Construit vers 1780, l’Hôtel de Ligne, occupé d’abord par le Comte de Lannoy, puis par le Prince de Ligne, est établi à l’angle formé par la rue Royale et la rue des Colonies.

Il s’inscrit dans un ensemble architectural bâti à la fin du XVIIIe siècle à la suite du nivellement de l’ancien domaine du palais du Coudenberg, et dont l’unité est demeurée quasiment intacte jusqu’à nos jours.

L’immeuble a servi de banque pendant près d’un siècle.