ÉLECTIONS 2019

La N-VA n’a pas encore décidé le groupe parlementaire européen qu’elle intégrera

La N-VA n’a pas encore décidé le groupe parlementaire européen qu’elle intégrera

Bourgeois souligne qu’un certain nombre de décisions ne seront prises qu’après le scrutin. BELGA

La N-VA n’a pas encore pris sa décision quant au groupe parlementaire européen qu’elle intégrera après les élections de mai prochain. «Nous sommes très sollicités. J’ai eu beaucoup de discussions mais celles-ci sont confidentielles», a commenté la tête de liste des nationalistes flamands à l’Europe, Geert Bourgeois.

Les figures de proue de la N-VA ont dévoilé mercredi les grandes lignes de leur programme lors d’une conférence de presse. Les nationalistes se prononcent en faveur d’une Europe plus forte – notamment en ce qui concerne son marché intérieur -, mais dans le même temps ils ne souhaitent pas que l’UE devienne un «empire», a expliqué M. Bourgeois.

«Nous nous positionnons entre les europhiles qui rêvent d’un super-État européen et les eurosceptiques qui ne veulent rien savoir à propos de l’Europe», a résumé l’actuel ministre-président flamand.

D’après les derniers sondages, la N-VA devrait conserver ses quatre sièges au sein de l’hémicycle européen. Le groupe parlementaire qu’intégrera le parti n’est toutefois pas encore connu. Pour l’heure, il fait partie des Conservateurs et Réformistes européens (CRE), en compagnie des Tories britanniques et des Polonais du PiS.

Ce groupe, actuellement 3e force au sein de l’hémicycle, risque d’être fortement affaibli au moment où le Brexit se réalisera et il n’est donc pas étonnant de voir les formations qui le constituent chercher d’éventuelles nouvelles alliances.

S’il reconnaît que les discussions vont bon train, M. Bourgeois souligne qu’un certain nombre de décisions ne seront prises qu’après le scrutin. Il rappelle en outre que les principes de la démocratie et de l’État de droit sont «fondamentaux» pour son parti, lequel, affirme-t-il, a soutenu le lancement d’une procédure d’infraction à l’encontre de la Pologne, où le PiS est au pouvoir, pour des réformes controversées de la Justice.

Alors qu’elle siège au sein du groupe CRE, la N-VA est membre du parti de l’Alliance Libre Européenne (ALE), qui regroupe principalement des formations régionalistes.

Lors de cette législature, ce parti s’est associé avec les Verts européens pour former un groupe dans l’hémicycle, mais cette alliance ne convenait pas et ne conviendra pas à l’avenir à la N-VA, a précisé l’eurodéputé Mark Demesmaeker, tout en soulignant que son parti comptait bien se maintenir au sein de l’ALE.