HUY

Huy: un Hutois tire sur le drone du photographe de presse

Huy: un Hutois tire sur le drone du photographe de presse

Le photographe de presse a pris plusieurs clichés de Huy (dont celui-ci) hier lorsque son drone a été la cible d’un tireur… BELGA

Ce mardi, un photographe de presse prenait des photos avec son drone à Huy… lorsque son appareil a été la cible d’un tireur.

Drôle de mésaventure que celle vécue ce mardi, sur Huy, par ce photographe qui travaille pour l’agence de presse Belga. Et c’est pour elle qu’il était à Huy, ce mardi. Pour prendre quelques clichés en vue de la Flèche wallonne de ce mercredi et de son fameux Mur de Huy. L’homme travaille avec du matériel pro, et notamment un drone pour lequel il a la licence nécessaire de classe 1A. «Je peux faire presque tout ce que je veux, et dans les règles», explique-t-il.

Le photographe a d’abord commencé à travailler sur le Mur de Huy. «J’ai fait quelques illustrations avec mon drone. Et comme j’étais dans la région, j’ai décidé de faire un peu de tout sur Huy: le fort notamment depuis les quais en survolant la Meuse.» Puis, direction Tihange. En bon pilote de drone, il sait aussi que certaines zones – et notamment aux abords de la centrale nucléaire de Tihange – sont «no flight zone» ou zone d’exclusion aérienne. «C’est même bloqué par un système GPS. On ne peut pas démarrer le drone quand on est dans une telle zone. Cela m’est déjà arrivé à Bruxelles.» Ici, il était en bordure de la «no flight zone», depuis ce nouveau quartier du Mont-Falise. «J’ai fait démarrer le drone à la verticale, j’étais à la limite de la zone.» Et alors que son appareil venait de décoller, le photographe a entendu une première détonation, suivie d’une seconde. «J’ai demandé qui tirait sur mon drone. Une dame est sortie de son jardin et m’a dit que ce n’était pas elle.» Par contre, un voisin, lui, a clairement reconnu être l’auteur des deux tirs. «Il m’a dit que je n’avais pas le droit de survoler sa propriété, que je n’avais pas les autorisations. Il n’a rien voulu entendre.» Le photographe lui a bien expliqué qu’il avait toutes les autorisations, qu’il pouvait le lui prouver en lui montrant les documents, il lui a aussi expliqué que le droit à l’image ne concerne pas les propriétés. Qu’il a le droit de survoler les maisons, ce qu’il n’avait cependant pas fait. «J’étais à la limite d’une haie.» Le Hutois n’en a eu cure de ses explications.

Alors oui, le drone du photographe de presse n’a pas été endommagé, mais il a néanmoins décidé de porter plainte auprès de la zone de police de Huy. «Mon drone n’a pas été touché. Mais justement si le tireur avait visé et touché une hélice, le drone serait devenu incontrôlable. Et là, ça aurait pu être dangereux.»