FOOTBALL

Footgate: Malines et Waasland-Beveren risquent la relégation, 13 personnes dans le viseur de l’Union belge

Footgate: Malines et Waasland-Beveren risquent la relégation, 13 personnes dans le viseur de l’Union belge

Image d’illustration. BELGA

Les clubs du FC Malines et de Waasland-Beveren sont convoqués devant la Commission des litiges d’appel pour le football professionnel dans le cadre de l’enquête liée à des faits éventuels de falsification de la compétition la saison passée. Treize personnes ont également reçu une convocation.

Le parquet fédéral de l’Union Royale belge de football, sur base des éléments recueillis à charge des clubs impliqués par le coordinateur de l’enquête Ebe Verhaegen, demande la dégradation en D1B (Proximus League) du FC Malinois, tout juste promu en D1A (Jupiler Pro League), après avoir remporté le titre au deuxième niveau de la Pro League, cette saison, et de Waasland-Beveren. Les deux clubs pourraient en outre entamer la prochaine saison avec un retrait de points, a appris mardi de bonne source l’agence belga.

Autrement dit au lieu de monter en division 1A (Jupiler Pro League), le Kavé Malines resterait dans le championnat de D1B qu’il vient de remporter.

Pour le procureur Kris Wagner, le Kavé doit en effet rester en Proximus League, et entamer chacune des deux périodes avec un handicap de six points.

Waasland-Beveren également, doit entamer la saison prochaine en D1B avec un handicap de six points au total, à répartir entre les deux périodes.

Les dirigeants et administrateurs impliqués risquent d’être purement et simplement radiés des listes fédérales.

Le joueur de Waasland-Beveren Olivier Myny ne risque lui qu’un an de suspension, dont onze mois avec sursis.

La commission des litiges d’appel pour le football professionnel se réunira le 30 avril, pour établir le calendrier du traitement du dossier. Ce qui promet une belle bataille de juristes.

Si au final Malines et Waasland-Beveren sont relégués en D1B, cela permettra à Lokeren de s’y maintenir, et au Beerschot Wilrijk, le vice-champion de la D1B, d’y accéder.

Nommé à ce poste en novembre 2018, Ebe Verhaegen, qui a dirigé l’enquête relative aux matches Eupen – Excelsior Mouscron (4-0), et FC Malinois – Waasland-Beveren (2-0), disputés le 11 mars 2018 lors de la dernière journée de la saison régulière de la Jupiler Pro League, a notamment entendu l’ensemble du corps arbitral de D1A et D1B (à l’exception du VAR).

Il a aussi interrogé des joueurs, des agents, des dirigeants et des entraîneurs sur ces matches.

Il a complété sa propre enquête par des éléments obtenus par le parquet fédéral, qui avait eu accès au dossier pénal.

Aucune charge n’a été retenue envers les acteurs de l’autre rencontre, AS Eupen – Excelsior Mouscron (4-0), qui a également fait l’objet de ses investigations.

Cela ne signifie pas que rien de suspect n’a été trouvé.

Mais il n’y avait en tout cas pas de preuves suffisantes justifiant une inculpation.

Enfin dans son rapport final, Verhaegen recommandait d’engager des poursuites contre treize autres personnes (principalement des agents et des dirigeants de club), en plus des deux clubs concernés.

Ce que le procureur fédéral Kris Wagner a également fait mardi.

La procédure disciplinaire envers les arbitres n’est pas encore finie

Parmi ces treize personnes visées, on ne retrouve cependant aucun arbitre car l’enquête sur l’implication des arbitres dans le dossier de falsification de match est encore en cours. Bart Vertenten avait dirigé l’important match pour le maintien entre Malines et Waasland-Beveren dans la bonne direction. La commission d’enquête a donné en première instance la priorité à l’enquête sur l’implication des clubs car le temps presse. Idéalement, une décision doit tomber avant le 30 juin 2019, lorsque les classements sont définitivement clôturés.

Cependant, dans le cadre de l’enquête pénale, les arbitres Bart Vertenten et Sébastien Delférière avaient été soumis à certaines conditions dont l’interdiction de tout contact avec le monde du football et l’obligation de garder le silence. Ces conditions ont rendu difficiles les interrogatoires des deux arbitres qui entretenaient de bonnes relations avec le personnage-clé Dejan Veljkovic.