Elle n’est pas souvent considérée comme un vrai problème, mais c’est pourtant un véritable fléau: l’analphabétisme. Chaque année, l’association L’Envol œuvre contre ce phénomène.

À la tête de L’Envol, Véronique qui nous accueille dans son bureau pour nous parler de cette problématique souvent méconnue «l’alphabétisation, c’est bien plus que la maîtrise de la langue. C’est aussi la compréhension d’un code, c’est pour cela que l’on travaille aussi les mathématiques, l’informatique ainsi que les concepts de compréhension du monde qui nous entoure. Dans notre société, tout est régi par l’écriture». En Belgique, on considère qu’une personne sur dix a des difficultés pour lire et écrire.

Pour tenter de réduire ce chiffre, Véronique et son équipe de quatre personnes proposent leur aide gratuitement. L’Envol aide majoritairement des Andennais, mais il n’y pas de limite géographique. Tout le monde peut venir. Il y a cependant quelques conditions à remplir «Il faut avoir plus 18 ans et être inscrit comme demandeur d’emploi. Il ne faut pas avoir de CESS, sauf si on a plus de 18 mois de chômage». En 2018, L’Envol a accompagné 61 personnes, des jeunes adultes comme des sexagénaires.

Pour faciliter l’apprentissage, chaque élève de l’ASBL est mis dans un groupe de travail correspondant à son niveau. Comme à l’école, les étudiants de L’Envol sont testés, mais l’accent est mis sur la pédagogie «En cas d’échec aux tests, on essaye comprendre les difficultés de la personne et de la tirer vers le haut». Véronique et son équipe sont de vrais passionnés et se dévouent corps et âme pour aider leurs élèves. C’est avant tout une aventure humaine et il n’y a pas de meilleurs sentiments pour L’Envol que de voir ses étudiants s’épanouir.