COMMENTAIRE

Et si Virton dérangeait ?

Et si Virton dérangeait ?

EdA

Chaque vendredi, Daniel Jonette, chef des sports de l'Avenir Luxembourg, commente l'actualité sportive.

Pierre François s’est réjoui tout récemment que les 24 clubs regroupés sous la bannière du foot pro en Belgique aient tous obtenu leur licence.

Le CEO de la Pro League a cru bon d’ajouter que «la Commission des Licences est composée de membres indépendants et cette instance relève de la Fédération, et non de la Pro League.» Ah bon? Si on y regarde d’un peu plus près, on constate quand même que Nils Van Brantegem, le manager de cette commission des licences, est par ailleurs le directeur financier de… la Pro League. Ce même Nils Van Brantegem qui s’est montré, nous dit-on, pour le moins réticent vis-à-vis du dossier, pourtant bien ficelé, présenté récemment par la direction de l’Excelsior Virton en vue d’obtenir la licence D1 B. Contacté, le manager s’est refusé à tout commentaire concernant un club en particulier, s’en tenant à quelques considérations générales, notamment sur des garanties à présenter. Des détails essentiellement dans le cadre du dossier virtonais, quand le bon sens aurait dû prévaloir puisqu’il ne fait aucun doute que la puissante société Promobe, détenue par Flavio Becca, offre toutes les garanties nécessaires quant à la continuité du club. On n’oserait croire, quand même, que c’est cette puissance qui provoque la réticence évoquée plus haut. Que ce Virton soudainement devenu ambitieux puisse déranger en haut lieu parce qu’il serait susceptible de perturber l’ordre établi au sein d’une association, la Pro League, ressemblant de plus en plus à un cercle fermé. Ce serait plutôt surprenant. Ou pas…