Ce lundi soir, Emmanuel Macron va présenter ses premières mesures après le grand débat national. Il n’a pas droit à l’erreur.

Pressé de toutes parts après trois mois de grand débat, Emmanuel Macron, à la peine dans les sondages, s’exprimera à la télévision lundi à 20 h et présentera les chantiers d’action prioritaires et les premières mesures concrètes en réponse aux préoccupations soulevées par les Français.

Parmi les pistes évoquées figurent une baisse de l’impôt sur le revenu avec l’éventuelle mise en place de nouvelles tranches pour le rendre plus progressif et la réindexation des «petites retraites» sur l’inflation. Des mesures plébiscitées respectivement par 82% et 88% des Français, selon un sondage Ifop publié dimanche par le JDD.

Selon cette enquête, une large majorité de Français (87%) jugent nécessaire d’obliger les médecins à s’installer dans les déserts médicaux. Plus de trois sur quatre sont favorables à «un assouplissement des conditions permettant aux citoyens de proposer des référendums» (76%) et 72% se prononcent pour « une allocation unique en direction des plus démunis qui fusionnerait toutes les aides sociales existantes». En revanche, 54% sont contre la suppression de l’ENA (École Nationale d’Administration).

Également sur la table: la prise en compte du vote blanc, la suppression des avantages des anciens présidents, Premiers ministres et ministres, la création de conseillers territoriaux – réforme proposée par Nicolas Sarkozy -, l’amélioration du paiement de la pension alimentaire aux mères célibataires. Ou encore des aménagements pour la limitation à 80km/h.

Du côté de l’opposition, on est sceptique. La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen s’attend «à quelques modifications minimes, anecdotiques.» Dans tous les cas, Emmanuel Macron «n’aura pas de seconde chance», prévient le président du Sénat, Gérard Larcher (LR).