CYCLISME

L’immense joie de Lampaert, la malchance de Van Aert: les réactions après Paris-Roubaix

L’immense joie de Lampaert, la malchance de Van Aert: les réactions après Paris-Roubaix

AFP

Immense satisfaction pour Yves Lampaert, regrets pour Van Avermaet: voici un condensé des réactions des coureurs belges, après Paris-Roubaix.

Yves Lampaert: «J’ai tout donné»

Yves Lampaert, 3e de Paris-Roubaix était tout autant heureux de sa place sur le podium que de la victoire de son équipier, Philippe Gilbert. «Philippe, mais qu’est-ce que tu as fait?», jubilait le champion de Belgique saluant le Liégeois sur la ligne d’arrivée, très ému par sa victoire dans l’Enfer du Nord.

Yves Lampaert s’est retrouvé tôt à l’avant de la course, avec notamment Tim Declercq, préfaçant déjà la supériorité de Deceuninck-Quick Step. «C’était parfait pour nous car ce sont les autres qui devaient attaquer et j’étais alors dans une bonne position. Cela ne me coûtait pas trop de forces. Dans le final, nous étions six et c’était, là aussi, idéal. Cela tournait bien et on a fait l’écart. J’ai tout donné, j’ai dû revenir plusieurs fois et à la fin j’étais cuit. Finalement, je termine troisième et je suis très content de cela. Je suis très heureux pour Phil. C’est un grand champion, non seulement avec son palmarès, mais aussi par la manière dont il court, et comme équipier. C’est un exemple et c’est fantastique qu’il ait pu gagner son quatrième «monument». Encore un et il les a tous. Nous avons montré, encore une fois, que nous étions la meilleure équipe de classiques. C’est incroyable.»

Greg Van Avermaet: «Je n’aurais jamais dû les laisser filer»

Greg Van Avermaet (CCC) a terminé 12e de Paris-Roubaix. Le champion olympique n’a pu accrocher la bonne échappée, devant laisser filer les six hommes de tête. «J’aurais dû être avec eux», a regretté le Flandrien. «Je n’aurais jamais dû les laisser filer.»

«Tout s’était pourtant assez bien passé jusque là», a expliqué Van Avermaet. «Je me suis fait un peu surprendre quand les six sont partis et après je m’en veux beaucoup de n’avoir pas tout fait pour les rejoindre. En quelques secondes, ils sont partis et quand tu vois leur nom, je ne devais jamais laisser faire ça. J’ai bien essayé après, mais tu sais comment ça va. Il y avait quelques équipiers de Deceuninck-Quick Step qui ne roulaient pas. C’était un peu embêtant, mais je savais que je m’étais mis moi-même dans cette situation. C’est de ma faute, je me suis laissé surprendre. Honnêtement, je me suis dit que c’était encore trop tôt et j’étais un peu en retrait quand c’est parti.»

Wout Van Aert: «Je suis dévasté par tant de malchance»

Wout Van Aert a fait une course d’enfer, mais il a dû se contenter d’une 22ème place. «Je suis dévasté par tant de malchance en chemin. Je ne suis pas content de cette course», a commenté le coureur Jumbo-Visma.

Van Aert, qui roulait devant dans le Bois de Wallers, a dû faire face à une crevaison. Très vite, il a reçu le vélo de Pascal Eenkhoorn. Après une course-poursuite de 7 km, il a de nouveau changé de vélo avant d’être victime d’une chute. Van Aert a encore mené à bien une course-poursuite de 12 bornes. «Je n’ai pas pu continuer avec mon vélo et j’ai rapidement pris celui de Pascal. Ce n’était pas encore dramatique, mais quand j’ai encore changé de vélo, je suis tombé dans le premier virage», a raconté Van Aert.

«Je ne sais pas pourquoi. J’ai plongé et j’ai dû poursuivre les leaders pendant longtemps. Cependant, je suis revenu et je me sentais toujours très bien. J’ai suivi les autres, tout s’est bien passé avec les leaders jusqu’à 30 kilomètres de l’arrivée. Là, j’étais complètement vidé. C’en était un peu de trop. Je n’arrivais plus à maintenir mon rythme et je me suis arrêté.»

«J’avais de très bonnes jambes, mais quand on est si malchanceux, c’est dur. Tout s’est passé très vite. Je n’ai pas mangé assez en chemin et je l’ai payé à la fin. Mon vélo était à nouveau en morceaux lors de ma chute et j’ai dû rouler sur le petit plateau pendant 70 kilomètres. Ce n’était pas facile. Cela reste la meilleure course de l’année, mais tout doit bien se passer. Je suis dévasté. Je n’ai clairement pas été récompensé.»