CYCLISME

Paris-Roubaix: Philippe Gilbert s’offre son 4e «monument» au sprint

À 36 ans, Philippe Gilbert s’est imposé au sprint pour la première fois de sa carrière sur le vélodrome de Roubaix, ce dimanche.

Et de quatre! Après le Tour de Lombardie en 2009 et 2010, Liège-Bastogne-Liège en 2011 et le Tour des Flandres en 2017, Philippe Gilbert a décroché le 4e «monument» de sa carrière.

À l’attaque dans la deuxième partie de «L’Enfer du Nord», le Recoumastrien s’est imposé au sprint face à l’Allemand Nils Politt, son dernier compagnon d’échappée, après d’être défait de Peter Sagan, Sep Vanmarcke, Yves Lampaert et Wout Van Aert à 15 kilomètres de l’arrivée.

«Les longues échappées ne me font pas peur car je sais qu’elles tournent souvent en ma faveur, savoure Philippe Gilbert à son arrivée dans le vélodrome de Roubaix. M’échapper avec un coureur comme Nils Politt était parfait car je sais que ce n’est pas quelqu’un qui est du genre à rechigner sur les relais. Dans le final, on n’a donc pas calculé et on a roulé à bloc.» Avec, au final, une victoire logique au terme d’un sprint rondement mené.

Champion de Belgique et coéquipier de Philippe Gilbert, Yves Lampaert, qui a aussi décroché Sep Vanmarcke et Peter Sagan dans les derniers hectomètres de la course, complète le podium de la classique française.

En terminant 4e devant Peter Sagan, Sep Vanmarcke complète le récital belge de cette édition 2019 de Paris-Roubaix.

«Une victoire très spéciale»

En larmes dans les bras de Patrick Lefevere, son directeur sportif, Philippe Gilbert ne pouvait cacher son émotion sur la ligne d’arrivée.

«Je suis tellement heureux de gagner ici, à Roubaix, sourit l’ancien champion du monde. C’est un nouveau «monument» que j’ajoute à mon palmarès et j’en suis très fier.»

Vainqueur au sprint, Philippe Gilbert n’a jamais douté de lui. Et ce, bien qu’il était apparu affaibli il y a quelques jours encore. «Je n’étais pas à mon meilleur niveau sur le Tour des Flandres car je souffrais encore de quelques maux d’estomac, raconte le Belge. Mais je me suis senti beaucoup mieux ces derniers jours et j’étais confiant au moment de débuter la course.»

Bien décidé depuis trois ans à s’imposer au moins une fois dans chacun des «monuments» du cyclisme, le Monégasque d’adoption savoure son 4e succès, un an après celui décroché au Tour des Flandres. «Cette victoire est très spéciale car elle récompense un choix osé. Il y a trois ans, beaucoup de gens pensaient que les pavés ne me conviendraient pas mais j’ai prouvé qu’un puncher pouvait aussi gagner le Ronde et Paris-Roubaix.» de n’être désormais plus qu’à une victoire de son pari: «Je me rapproche de mon rêve.»