OPINION

Comme une envie d’interdire ou de supprimer Facebook

Comme une envie d’interdire ou de supprimer Facebook

Comme une envie d’interdire ou de supprimer facebook AFP

Au vu des dérives propagées par les réseaux sociaux et qui entraînent inexorablement notre société dans ce qu’elle a de plus vil, ne faudrait-il pas interdire ou supprimer Facebook?

La mort d’un chat, à Huy, cette semaine. Un jeune homme a frappé son petit chat à mort. Les médias, dont L’Avenir, ont relaté cette triste histoire et ont partagé leurs articles sur les réseaux sociaux. Depuis, «la toile» s’est embrasée autour de ce jeune homme, dont le nom a été révélé par ses connaissances. Les injures, les menaces, ont fleuri dans les commentaires, appelant à «une justice qui fait son travail», à ce «qu’on lui fasse la même chose», appelant à la vengeance, appelant à la loi du talion. On peut aisément imaginer que certains n’hésiteront pas à passer à l’acte et à s’en prendre physiquement à l’auteur de ce fait divers somme toute tristement banal. Ils seront alors eux-mêmes auteur d’un acte bien pire encore que celui qu’ils dénonçaient au départ.

Tel est Facebook désormais. Un lieu où chacun décharge sa haine, sa bêtise, ses pulsions de bête sauvage. Il est courant de dire que ce type de sentiments, cette «liberté d’expression» a toujours existé mais qu’auparavant, avant les réseaux sociaux, ces paroles haineuses ne dépassaient pas les limites du comptoir du bistro du coin. Désormais, c’est à la face du monde que tous peuvent cracher leurs pires sentiments.

Facebook-la-haine, Facebook-la-délation, Facebook-la-manipulation-des-masses… C’est ainsi que fonctionne notre société désormais. Des dérives, des manipulations qui favorisent le populisme et qui sont sans aucun doute à l’origine des débordements des manifestations des gilets jaunes, pilotés par la propagation de fake news distillées par des groupuscules ou partis extrémistes; aussi des lynchages de Roms suspectés à tort de rapts d’enfants, qui n’ont pas eu lieu. Et sans aucun doute l’élection de Donald Trump. Aussi.

Dès lors, pour le bien-être de l’Humanité, pour sa survie, ne faudrait-il pas interdire, supprimer, Facebook?

La question est posée.